Philippe Léotard

Publié le par Za

 

 

Au fil d'une conversation sur l'accordéon (mais oui, je peux avoir une conversation sur l'accordéon...), où l'on se disait que l'association Galliano/Nougaro avait été un pur enchantement, j'ai repensé à lui. Et je me suis replongée dans ses quatre disques, accompagnés & en partie composés par l'accordéoniste Philippe Servain. Ces enregistrements ont toujours eu une place particulière dans mon panthéon personnel, même s'ils ne font pas l'unanimité dans mon entourage, loin s'en faut. Ils sont une oeuvre en soit. Je viens de les réécouter, sachant bien ce que j'allais y retrouver...

 

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La voix de Léotard, c'est au delà du chant. Il n'y faut pas chercher d'harmonie, quoi que ce soit de joli. Elle est là, toute proche encore, nécessaire et belle, roulant des larmes comme des cailloux, déployant des paysages cabossés, des douleurs aiguës, une vie écorchée, un rire grinçant et sincère.

Je met au défi quiconque serait muni d'oreilles et de coeur de rester de marbre devant ceci, d'écouter, les yeux secs jusqu'au bout...

 

 

L'accordéon de Philippe Servain accompagne, s'enroule autour des mots comme un serpent doux et précis. Il accompagne le Bateau Ivre de Rimbaud à la perfection, sert Ferré avec style.

 

 

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Les textes sont à l'avant-scène, balancés sans ménagement. Ce n'est pas une écoute confortable, non. Léotard bouscule et impose. Il n'est pas immédiatement aimable et pourtant... 

 

 

Publié dans chansongs

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