the golden age

Publié le par Za

woodkid

Voici Woodkid et son sidérant - sidéral Golden Age. Sidérant parce qu'il m'a laissée sans voix, sidéral parce qu'il pourrait y être question d'un autre monde, bien au-delà des étoiles. Quatorze titres d'une pâte sonore riche et profonde, en forme d'embarquement symphonique impeccable, minutieux, pensé dans les moindres recoins.

Cet enregistrement est à écouter d'une traite. Et ça envoie du violon, de l'envolée cinématographique, du galop effréné, des cuivres cinglants. J'avoue un penchant tout sentimental pour l'introduction de la chanson The Great escape, balayée immédiatement, comme on essuie à la va-vite une larme incongrue.

 

 

Et puis il y a les clips. Woodkid, alias Yoann Lemoine est photographe et réalisateur. Au commencement, il y eut Iron (2011), un clip à l'esthétique forte, au noir et blanc léché, premier volet qui devait conduire à l'actuel album.

 

 

J'ai vu dans le second - mais je me trompe peut-être - une allusion au plus grand album de tous les temps, Where the wild things are (Max et les maximonstres) de Maurice Sendak. Cet enfant courant au devant de sa quête, accompagné de créatures moussues, à la fois effrayantes et rassurantes, qui ne manquent pas de l'adouber avec un casque à cornes... Dans ce clip, comme dans le premier, les forces naturelles de l'imagination s'opposent à une architecture vide, froide et rigoureuse.

 

 

Le monde de l'enfance est présent dans la musique et l'esthétique de Woodkid. Mais une enfance perdue, cet âge d'or révolu de la première chanson de l'album. 

 

 

Le dernier clip gravit encore quelques marches vers l'étrangeté, côtoie les baleines dans une scène envoûtante jusqu'au vertige. Quel étrange pasteur que cet organiste s'exprimant en russe dans un temple tout ce qu'il y a d'anglo-saxon, et avertissant l'auditoire qu'il va lui raconter l'histoire d'un homme mort deux fois*...

 

Alors non, vous ne sautillerez pas de joie guillerette en écoutant l'album de Woodkid, mais vous aurez aperçu un personnage talentueux, intriguant, touchant, à suivre assurément.

 

Woodkid

The Golden Age

Green United Music

mars 2013

 

Vous pouvez lire l'interview accordée par Woodkid à Libération.

 

* Non, je ne parle pas russe,

mais Bree oui,

et c'est tout comme.

Grazie sorella mia !

Publié dans chansongs, Woodkid

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B. Van de Kamp 13/04/2013 13:57


You are most welcome my dear! Un pasteur protestant russophone... plus rien ne m'etonne depuis que, a Brooklyn, une dame m'a distribue un tract 'Jews for Jesus'...

Za 13/04/2013 18:36



Oui, mais Brooklyn...


http://www.youtube.com/watch?v=kMiHkVeH1Io



Margotte 04/04/2013 20:12


Très chouette cet album ! et j'aime beaucoup les clips en noir et blanc :-)

Za 06/04/2013 12:48



Grande classe les clips !


Inutile de dire qu'on attend un premier long métrage de ce monsieur avec grande impatience !


Bon et, tu  ne devrais pas être au boulot, toi ? Allez, hop hop !


(Ceci dit, c'est tellement agréable de te voir re-pointer le bout du nez !)



Carotte 30/03/2013 20:55


AHAAHAHAHAHAHAHAHHA !!! Voici un article qui devrait plaire au plus jeune rejeton de la famille TheKing ! Ca fait des semaines qu'il n'écoute que ça !!!

Za 31/03/2013 17:17



aaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh !


Mais juste au moment où je me demandais comment tu allais - y avait un reportage à la télé où on causait d'Espérandieu...


Et il faut que je rajoute un truc à la fin du post sur l'album "le Héron et l'escargot", parce que je viens de réaliser que c'est la même maison d'édition qui a publié un livre sur les photos
de.. Félix Thiollier !


biZette vieux rejeton !