Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

samedi matin

Publié le par Za

Qu'on ne s'y trompe pas. Déjà, toute petite, les Fabulettes m'ennuyaient. En grandissant, les autres chansons d'Anne Sylvestre ne m'ont jamais accrochée non plus. Trop de gravité, de sérieux, une question de génération peut-être, des chansons trop datées... Je ne sais pas.

Quoi qu'il en soit, je n'étais donc pas préparée à recevoir ce texte, au volant de la bétaillère familiale, de retour des courses du samedi (yerk !), juste avant le rond-point en bas du village. Trois minutes et des poussières, c'est pile le temps qu'il me fallait pour arriver à la maison et me garer devant le portail, en larmes.

 

Publié dans chansongs

Partager cet article

Repost 0

chlorophylle est de retour

Publié le par Za

pour Christine

 

 

 

recette de samedi dernier

(juste de samedi dernier, parce depuis, je grelotte, je tousse, je mouche)

 

jardin-4439.jpg

 

prenez un fauteuil de toile confortable

qui désespérait qu'on vienne le chercher après un hiver passé au grenier

installez-le en plein soleil

revêtez un vêtement léger

arborez des lunettes foncées

couvrez-vous d'un chapeau de paille fine

armez-vous de lectures délectables

- pour finalement ne pas trop lire parce qu'à trois centimètres de votre nez,

une coccinelle ravissante se promène sur le lierre,

qu'elle pourrait s'envoler -

et, les pieds nus dans l'herbe fraîche

ne faites plus rien.

 

jardin-4442.jpg

 

 

jardin-4440.jpg

photo juste pour Séverine

 

 

jardin-4455.jpg

voilà ce que devient le chapeau de paille fine une fois pris en main par un lutin de jardin

 

 

"Les fleurs sentent mauvais, le soleil tape à l'oeil

Ce bonheur ridicule a une odeur de deuil

Les gazouillis d'oiseaux me donnent la nausée

Et ces couleurs vulgaires... comment peut-on oser ?"

Charles à l'école des dragons (classique indépassable)

A. Cousseau, Ph-H. Turin

Seuil Jeunesse, 2010

Publié dans in my heart

Partager cet article

Repost 0

just for you Karen B.

Publié le par Za

Ne vous sentez pas exclus, les autres et régalez-vous de cette chanson, spécialement posée ici pour une dame si chère à mon coeur et dont les grandes ailes vont l'emporter bientôt sous d'autres cieux, où je ne manquerai pas d'aller la voir.

Maintenant, c'est écrit, je ne peux pas faire autrement !

 

 

Publié dans in my heart

Partager cet article

Repost 0

on peut compter sur Charles !

Publié le par Za

On l'a lu, relu, re-relu, mais pas épuisé, oh non ! On le connaît par coeur même, ce Charles! Et le revoilà, le dragonnet maigrichon qui nous fait un clin d'oeil avec ce clac book, évidemment signé Philippe-Henri Turin, youpi !

 

compte-avec-Charles009.jpg

 

"Mais kézako, un clac book ?" t'entends-je demander, lecteur adoré. Eh bien, c'est un peu comme si Charles se mettait à l'accordéon, quoique ses bras un tantinet courts ne lui permettraient que très difficilement cette activité... Maintenant que j'y songe, pour le violon aussi, c'est râpé. Il peut toujours chanter, me direz-vous. À force de le fréquenter, j'en suis  d'ailleurs venue à me demander quel genre de voix il pouvait bien avoir. C'est comme lorsque je me suis entendue dire : "Mais quelle taille il fait, en vrai ?" En vrai... Eh bien oui, je vous dois la vérité : j'ai adopté un dragon !

 

Bref. Un clac book est un double accordéon en carton qui se déplie en faisant clac ! D'où son nom.  En fait, il fait plutôt skroutch ! Mais skroutch book, c'est tout de suite moins vendeur, vous l'admettrez. Tout le monde suit  ? Je n'ai perdu personne en route ? Et nous voici, côté pile, devant une galerie de portraits de Charles comptant tout ce qui lui tombe sous la patte, y compris ses copains de l'école des dragons, que vous reconnaîtrez sans peine, n'est-pas ? Cet exercice réjouissant nous laisse découvrir les grands talents de comédien du dragonnet.

 

lire---relire-4419.jpg

  - Pourquoi on ne voit que les nombres pairs ?

- C'est fait exprès.

 

Charles n'est pas à proprement parler mignon, ce qui est reposant, je l'avoue. Il n'a rien de ces personnages lisses de certains livres pour enfants, il est griffu, couvert d'écailles et son cou maigrelet plisse lorsqu'il tourne la tête - j'adore ce détail. Et ses dents ! Ne loupez pas son sourire carnassier, un sourire dont je n'approcherais pas la main...

 

lire---relire-4432.jpg

- Et pourquoi elle est si riquiqui cette photo ?

- Parce que. C'est fait exprès.

 

Voudrait-on lui faire un câlin qu'on se retrouverait empêtré dans ses ailes interminables. Encore que... Lui faire un câlin... Car Charles a beau être devenu, vous l'aurez compris, mon nouvel ami, il conserve ce je ne sais quoi de sauvage qui fait qu'on ne sait jamais s'il va vous faire une affectueuse léchouille ou vous croquer la joue. Il est définitivement à part, unique.

 

Compter, donc, puisque c'est le sujet du jour. Eh bien, ça peut être coton. Parce que notre Charles a certes deux grands pieds, deux ailes majestueuses, je ne vous apprends rien j'espère, un long nez, deux beaux yeux, il a quatre doigts à chaque main, ce qui vous l'avouerez, n'est pas aisé pour aller jusqu'à 10. Il pourrait compter en base huit, m'a-t-on fait remarquer. Ceux qui me connaissent bien imaginent aisément que cette idée ne m'aurait jamais effleuré l'esprit...

 

Côté face, un dessin unique, somptueux et plein d'humour où l'on retrouve tous les éléments du recto, en situation dans un paysage vallonné propre à donner le rhume des foins à bien des dragonnets ! Je vous épargnerai le couplet pédagogico-gnan gnan sur l'apprentissage du dénombrement, car il ne s'agit ici pour nous que du plaisir de retrouver le talent de Philippe-Henri Turin, dragonnier en chef !

 

lire---relire-4422.jpg

  - C'est quoi, cette photo ? On ne voit rien !

- Et dedans, c'est quoi, des écailles ?

- Elle est nulle !

- C'est fait exprès ! Bon allez, j'appelle mon fidèle assistant et je vous en refais une autre.

Mais c'est bien parce que c'est vous...

 

lire---relire-4430_edited.jpg- Ben, c'est pas beaucoup mieux...

- Jamais contents ! Et puis...

- Oui ! C'est fait exprès, on a compris !


Un bel objet destiné aux plus petits qui vont se régaler à chercher les coccinelles, aux membres du fan club de Charles, à Petitou, fin connaisseur du sujet qui me fait remarquer que Charles à un peu les mêmes dents que Pangbotchi , non ? avant de prendre le livre dans ses bras et de s'assurer qu'il sera bien rangé dans sa chambre et pas ailleurs...

 

- Mais c'était quoi ces photos à la fin ?

- Je me tue à vous dire que c'est fait exprès !

Si vous voulez en voir davantage, rendez vous chez votre libraire et achetez le livre.

Un point c'est tout.

Comment j'avais dit, la dernière fois ?

Ah oui !

C'est un ordre.

 

 

challenge-copie-1

Partager cet article

Repost 0

c'est un livre

Publié le par Za

J'ai trouvé ce petit film sur l'incontournable blog de la librairie La Soupe de l'Espace       - 9, avenue des iles d'or, 83400 HYÈRES, blog dont je ne pourrais plus me passer, voilà, c'est dit.

J'avais lu, que dis-je, on m'avait obligée à lire ce petit livre en anglais, il y a peu, je l'avais beaucoup aimé. Le voici en français. Je persiste à préférer la vo, mais c'est excellent.

 



Publié dans albums

Partager cet article

Repost 0

je suis au paradis

Publié le par Za

"La Barbe-Bleue, mon canard,

Qu'est-ce qu'il y a dans ton placard,

Ça sent bizarre ?"

 

Et dans ce nouveau disque de Thomas Fersen, qu'est-ce qu'il y a ?

Il y a Dracula, Barbe-Bleue, et des loups-garous.

Il y a une momie, un squelette et un doux fantôme.

Il y a un centenaire priapique.

Il y a un inquiétant joueur de scie musicale, une dame en noir, des jupes accueillantes...

Et pas d'insecte, tiens, pour une fois...

 

Douze chansons comme autant de contes noirs et grinçants. Du grand Thomas Fersen, qui nous emmène loin, d'une voix un peu éraillée, au fil de mélodies impeccables. J'avoue m'attacher davantage aux textes, drôles et brillants. Fersen ne lésine jamais sur la rime hasardeuse, le jeux de mots réjouissant. Dans une interview récente, il rappelait ce qu'il devait à la chanson paillarde. J'aime assez cette saine franchise.

"Je jouis, je jouis, quand j'entendrais le glas, oui,

Je jouirai encore,

Je veux mourir comme Félix Faure."

(Là, le seul -léger- problème, c'est la très grande mémoire de Petitou qui chantait joyeusement ce refrain sur la banquette arrière de la bétaillère familiale, hier... Ne riez pas et imaginez qu'il se mette à chanter ça à l'école, pour quoi je vais encore passer, moi ?)

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41fSRkOtzSL._SL500_AA300_.jpg

 

On écoute ce disque le sourire au coin des lèvres, comme le Thomas Fersen de la jaquette du cd, dans son canapé de lupanar, dessin signé Christophe Blain (auteur d'Isaac le Pirate). D'autres dessins dans le livret nous font immédiatement regretter le beau format du 33 tours (et là, je perds mes plus jeunes lecteurs, si, si, j'en ai !).

 

Alors, ruez-vous sur ce disque, écoutez-le !

Faites pire.

Achetez-le !

 

Sur le site du label Tôt ou tard, une BD de Blain (un peu pénible à lire si vous n'avez pas d'écran 16/9), et toutes les chansons.

 

 

Publié dans chansongs, Thomas Fersen

Partager cet article

Repost 0

tous les enfants grandissent, sauf un...

Publié le par Za

Il y a des jours comme ça où on est brusquement rattrapé par le syndrome du "mais-comment-pourquoi-je-n'ai-pas-encore-lu-ça". Retrouvé en furetant sur une étagère de vacances parmi d'autres livres à la tranche bleue, daté de Noël 1955, et dégageant une odeur de vieux papier confortable, d'encre douce...

 

lire---relire-4214.jpg

 

Peter Pan, pour moi, représentait un genre de grand écart passablement inconfortable entre le dessin animé des studios Disney et la BD de Loisel, si proche de Dickens, incontournable de noirceur magnifique, avec son irrésistible Clochette. "Ce n'était pas vraiment une lumière mais une source d'éclats lumineux successifs qui, s'interrompant durant une fraction de seconde, permit de voir qu'il s'agissait d'une fée, pas plus grande que la main et encore dans l'enfance. Elle s'appelait Tinn-Tamm et était vêtue d'une robe de feuilles ravissante, au large décolleté carré qui mettait en valeur sa silhouette légèrement encline à l'embonpoint." "Cette fée-là, c'est un p'tit morceau de gâteau, nappé de susceptibilité." (Régis Loisel, tome 2, Opikanoba) Le roman de James Matthew Barrie, publié en 1911,  se situe quelque part entre les deux. 


 

clochette.jpg

 

 

" Tous les enfants grandissent sauf un. ..."

... et celui-là est inquiétant, capricieux, léger, inconstant, sans coeur, un enfant dans toute sa splendeur. Peter Pan ne s'alourdit pas de souvenirs ni de tendresse, pas plus qu'il ne s'embarrasse d'une mère. Les mères empêchent de voler, vous retiennent dans leurs bras trop aimants et, à coup sûr, vous empêcheraient d'affronter des pirates ! Chez les Darling, il y a une mère de la pire espèce, du genre à être inquiète lorsque ses enfants disparaissent brutalement , laissant derrière eux la fenêtre de premier étage ouverte. Encore que... "Cette âme romanesque ressemblait à ces petites boites gigognes qui nous viennent de l'Orient mystérieux - vous avez beau les ouvrir l'une après l'autre, il y en a encore une plus petite à l'intérieur. Et sur sa bouche doucement moqueuse flottait un baiser que Wendy ne pouvait jamais cueillir bien qu'il fût là, palpitant à la commissure droite des lèvres."

Fort heureusement, une mère, ça s'oublie vite. "Mais je crains bien que Wendy ne se souciât guère de son père et de sa mère; elle était persuadée qu'ils garderaient toujours la fenêtre ouverte pour son retour, ce qui lui laissait l'esprit tout à fait libre. Ce qui, en revanche, la perturbait parfois, c'était que John n'avait qu'un vague souvenir de ses parents tandis que Michael était tout disposé à la prendre pour sa vrai mère." Je crois que c'est cette dernière partie de phrase qui a commencé à me traumatiser... Et je n'étais pas au bout de mes peines!

"- Où as-tu mal, Peter ?

- Ce n'est pas de ce genre de souffrance, répondit Peter d'un air sombre.

- Alors, quel genre, dis-moi ?

- Wendy, tu te trompes à propos des mères.

Ils se rassemblèrent tous autour de lui, apeurés, tant son agitation était alarmante; alors, avec une belle candeur, il leur révéla ce qu'il avait jusque là caché.

- Il y a longtemps, dit-il, j'ai cru comme vous que ma mère garderait toujours la fenêtre ouverte. Je suis donc resté absent durant des lunes et des lunes et puis je suis revenu mais  la fenêtre était condamnée car ma mère m'avait oublié et un autre petit garçon dormait à ma place dans mon lit.

Il n'était pas certain que Peter dît la vérité, mais il croyait la dire et les autres prirent peur.

- Tu es sûr que les mères sont comme ça ?

- Oui.

Donc à propos des mères, il ne se trompait pas. Les monstres ! "

 

Des pères, il n'en est pas trop question, si ce n'est pour en relever les excentricités. Pauvre monsieur Darling, déjà mis à mal par l'existence même de ses enfants, puis par leur absence.

"- George, dit-elle timidement, tu es toujours aussi rongé par le remord, n'est-ce pas ?

- Toujours, ma très chère. Vois mon châtiment... Vivre dans une niche.

- Mais c'est bien une punition, n'est-ce pas, George ? Tu es bien sûr que tu n'y prends aucun plaisir ?

- Mon amour ! "

 

Je me suis laissée emporter par la noirceur de l'histoire, par le désespoir qui s'en dégage. La mort rôde sans cesse parmi ces pages faussement joyeuses,  parmi ces paysages éternellement crépusculaires. "Tout étant prévu avec une ingéniosité diabolique, la plupart des Peaux-Rouges s'enveloppèrent dans leurs couvertures et, avec le flegme qui, pour eux, représente la quintessence de la virilité, ils s'accroupirent au-dessus de la maison des enfants, attendant l'heure blafarde où ils sèmeraient la mort livide."

Le Capitaine Crochet, à mille lieux du bouffon de farce, est un personnage d'une grande élégance, un dandy fragile et cruel. Mais Peter Pan, c'est aussi la grande aventure, les pirates, les Indiens, les sirènes, les cachettes dans les arbres, un crocodile obstiné. Neverland est une île de Cocagne où tout est possible. Une île où, lorsqu'on est un enfant perdu, on n'a d'autre choix si l'on grandit que de devenir pirate. Ou de mourir.

crochet012_edited.jpg

ill. Jan Ormerod

 

Je crois que je n'ai jamais autant truffé un livre de ces petits marque-pages en couleur qui me servent à retrouver les passages importants. Cette histoire ne peut laisser indifférent. Je me demande parfois si aujourd'hui, dans notre époque politiquement correcte, on pourrait encore écrire, publier Peter Pan...

 

Mais la découverte de ce texte m'a laissé un sentiment de malaise.  Vous l'avez compris, le sort qui y est fait aux mères... Mais peut-être aussi est-ce parce que, finalement, et malgré tous mes efforts, j'ai fini par devenir un peu adulte...

 

extraits tirés de la traduction d'Henri Robillot,

Folio junior, 1988

Partager cet article

Repost 0

poils, plumes & cailloux

Publié le par Za

AUTRE 4037

 

On s'approche, on s'apprivoise au fil des visites.

La prochaine fois, c'est sûr, j'aurais un sourire !

 

AUTRE 4098 edited

 

herbe roussie par l'hiver, poil dru,

comme l'impression de ne pas changer de matière

 

AUTRE 4040 edited

 

 

"Quant à l'Auvergnat de race très pure, la zoologie nous fait voir que, sous un gilet de laine marron , qui se boutonne et qui a quatre poches, il porte un pull-over de couleur aubergine sous lequel il a mis un chandail qui dissimule quelques menus lainages superposés sur l'épaisse chemise qui recouvre son tricot de peau. Ce qui est pratique pour les ménagères. Les ménagères du Haut-Cantal se servent couramment du grand-père, qui est assis à côté du feu, comme d'une pelote à épingles. Il est immobile et pure laine. Comment se passerait-il d'un hiver rigoureux ? L'été l'éprouve déjà beaucoup, l'hiver le repose un peu de ses nombreux lainages."

Alexandre Vialatte, Bestiaire, Arléa

( chronique publiée dans le journal la Montagne )

 

AUTRE 4103

 

des rochers de basalte, percés de grottes à trésors

 

AUTRE 4129

 

 

AUTRE 4188

 

saisir l'insaisissable, la douceur du feu follet de laine blanche

 

 

AUTRE 4232

 

d'autres pierres dans des parfums de sel

 

AUTRE 4239

 

AUTRE 4254

 

 

AUTRE 4308 edited

 

 

L'auteur de ce billet remercie pour leur aimable participation :

les inestimables Salers du Bout du Monde,

le rocher de Bredons pour ses mystères,

les agneaux de Saint-Germain, Millau

les pierres d'Aigues-Mortes

les gabians du Grau du Roi

Publié dans in my heart

Partager cet article

Repost 0

pangbotchi

Publié le par Za

Ce doit être l'ambiance montagneuse du moment qui m'amène tout naturellement à une histoire de yéti, parce que pour ceux qui en doutaient encore, oui, je l'affirme bien haut (1 000 m), il y a des yétis dans le Cantal. Velus et tout. Vous n'avez qu'à jeter un oeil sur les vaches du cru et vous verrez que question poil... Mais je m'égare.

 

 

AUTRE-4032.JPG

 

Où en étais-je ? Ah oui, le yéti. 

 

lire---relire-4070.JPG

 

Celui-ci vit tout naturellement quelque part au Népal (et pas dans le Cantal) dans une douillette maison, avec son papa et sa maman, yétis eux aussi, évidemment. C'est la veille de Noël et le petit Pangbotchi doit faire face à une invasion de lutins, qui envahissent salement le frigo, squattent le canapé du salon... Pas mignons pour deux sous, ces lutins et sans gêne comme tout. Heureusement, papa Yéti est là pour les remettre sur le droit chemin, celui qui mène chez le Père Noël où les attend leur dur labeur saisonnier. Et nous voilà partis pour de belles glissades en baignoire ou en canapé sur les pentes enneigées !

 

 

lire---relire-4064.JPG

 

 

Voici une histoire épatante d'Alex Cousseau, qu'on relit dès qu'on en découvre la chute, un texte malin et plein d'humour. Le tandem Cousseau - Turin fonctionne à merveille. Tout n'est pas dit dans le texte, les illustrations de Philippe-Henri Turin ont leur part d'histoire à raconter et sèment les indices. Les yétis sont épatants, plus que vivants, griffus, à la fois drôles et effrayants, dents parfaitement acérées, regards pas que rassurants. Et ce petit Pangbotchi qui aurait des airs de Barbouille...

 

 

lire---relire-4066.JPG

 

 

De belles montagnes enneigées (pour ceux qui aiment les montagnes  enneigées, ce qui n'est pas mon cas, dois-je vous le rappeler ?), avec une mention spéciale pour un crépuscule rose de soleil couchant, qui vous scotche franchement lorsque vous tournez la page. Si vous voulez le voir et vous régaler, commandez ce bel album à votre libraire, c'est à l'École des Loisirs, cuvée 2005, approuvé par Petitou !

 

 

challenge-copie-1

Partager cet article

Repost 0

princess bride

Publié le par Za

"- Il y a du sport dedans ?

- De l'escrime. Du combat. De la torture. Du poison. Le grand amour. La haine. La vengeance. Des géants. des chasseurs. Des méchants. Des hommes bons. Des dames plus belles que tout. Des serpents. Des araignées. Des bêtes de toutes natures et de toutes formes. Des lâches. Des hommes forts. Des poursuites. Des évasions. Des mensonges. Des vérités. La passion. Des miracles." 

Mais ce n'est pas tout. 

Il y a aussi de l'humour, de la folie, de la légèreté, de la cruauté, des éclats de rire, des frissons, de la bêtise, de l'arrogance, du panache, du courage, des chevaux filant comme le vent, un pirate terrible et éternel, un géant rimailleur, un bretteur espagnol insurpassable, un prince retors, un comte cruel (un conte cruel ?), une héroïne belle comme le jour et pourtant ch... comme la pluie (si, si), un héros trop beau pour être vrai, un auteur menteur comme un arracheur de dents.

Parlons-en de celui-là... Il se permet d'abréger un chef-d'oeuvre absolu de la littérature mondiale, notre patrimoine à tous, le fameux Princess Bride du grand auteur florin, Morgenstern. Comment, "c'est quoi florin?". Florin, quoi. Ce si petit pays d'Europe qu'il pourrait passer inaperçu, avec ses côtes élégamment découpées, son palais royal, sa verte campagne. Bon, je vous aide un peu. En face, de l'autre côté d'une mer infestée de pirates, c'est Guilder. Moins marrant comme pays : falaises vertigineuses, marais empoisonnés, faune pour le moins inquiétante...Cela ne vous dit toujours rien ? Révisez votre géographie, vous êtes indécrottables !

 

princess-bride035.jpg

 

Où en étais-je ? Oui, à William Goldman. Terrassé enfant par une pneumonie, son père lui lit ce roman admirable des mois durant. Devenu écrivain, il n'a de cesse que de le faire connaître, de le rendre accessible au plus grand nombre. Ne pouvant contenir son ego démesuré, il truffe le texte de remarques toutes plus... désopilantes les unes que les autres, sans oublier de jouer un peu avec les nerfs de ses lecteurs. On pourrait disserter sur la métafiction, le roman en train de s'écrire sous vos yeux. J'ai préféré rester au premier degré et jubiler à chaque page.

Pour aimer ce livre, il faut aimer les romans de cape et d'épée, de pirates. Il faut croire au grand amour aussi. Il faut croire à un sublime roman inconnu de presque tous...  Et vous finirez, comme moi, par lire les dernières pages lentement, très lentement, pas pressés de dire au revoir à Fizzik (ah ! ses poèmes !), Inigo Montoya (ah ! l'inoxydable "Bonjour, mon nom est Inigo Montoya, tu as tué mon père, prépare-toi à mourir."), Bouton d'or, Wesley (Ne passez pas à côté de l'autre grande et onirique histoire d'amour du livre : Montoya et Giulietta. "J'ai fait tout cela pour te plaire, et si tu ne m'embrasses pas sur les lèvres, Inigo Montoya d'Espagne, il est bien possible que j'en meure.") (Morgenstern aimait beaucoup les parenthèses.)

Je conclurai en empruntant à Goldman cette phrase (son fils va recevoir Princess Bride pour son anniversaire) : "[...] bien entendu je ne l'oblige pas à adorer le bouquin, mais s'il ne l'aime pas, je le tuerai moi-même. Donne-lui le message littéralement; je ne voudrais pas qu'il se sente menacé, ce n'est pas mon genre." Cette phrase, que je vous adresse volontiers, me rappelle que je ne peux décemment pas terminer ce billet sans remercier celui qui m'a conseillé ce livre et l'assurer que je l'ai adoré.... On ne sait jamais...

Et j'oubliais :"L'amour, le vrai, est la chose la plus importante au monde, à part le sirop pour la toux. Tout le monde sait ça."

Éditions Bragelonne

Partager cet article

Repost 0