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la douane volante

Publié le par Za

Un titre mystérieux pour un livre qui ne l'est pas moins.

J'ai souvent beaucoup aimé les albums de François Place:

 


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http://ecx.images-amazon.com/images/I/51TT9G6BXvL._SS500_.jpgLà, c'est un roman qui nous attend.


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Le récit débute en Bretagne en 1914. Le personnage noir de la couverture, en décalage avec le début du récit et l'époque évoquée nous amène doucement vers des atmosphères de brumes, de pierre, d'eau, où la mer se confond avec les canaux. Car Gwen le Tousseux, le jeune héros de ce roman, semble avoir voyagé dans le temps, emporté par une sinistre charrette noire... Il croisera sur sa route des médecins, des voleurs,  un oiseau attachant et grotesque, des enfants semblant tout droits sortis d'un roman de Dickens et l'inquiétante,  l'omniprésente Douane volante...

 

Le style de François Place colle aux atmosphères froides et cotonneuses de son récit, atmosphères contrastant avec la violence des situations, des rapports humains, des personnages. Les phrases ciselées, polies,  soupesées, sont un vrai bonheur de lecture, dont on aimerait souligner et garder certains passages pour être sûr de pouvoir les relire plus tard:

 

" Long, long, très long voyage, et la voûte si près du crâne, la fatigue plaintive de l'essieu, le grincement des roues et le vacarme de leurs grands cercles de fer, les pas lourds du cheval, le bois qui gémit à chaque ressaut de la descente, et le noir absolu dans lequel tout cela se propage, et qui fait qu'on est soi-même pierre, sabot, bois, fer, et tête de douleur."

 

" On reprit notre lente glissade que la brume rendait fantomatique. La plate, dans ce grand silence ouaté, semblait flotter dans l'espace, appuyée sur son reflet."

 

"Si belles, si sages, toutes ces façades. Rien qu'à les regarder, je savais que je me cognerai contre."

 

J'ai lu après coup que François Place s'était inspiré d'un tableau du peintre Jan van Goyen.

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Ces belles et inquiétantes façades de briques m'en ont rappelé d'autres, pas si lointaines dans le temps, si proches de mon coeur...

 

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"La douane volante" est publiée par Gallimard Jeunesse (à partir de 12/13 ans).

 

 

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la colère des aubergines

Publié le par Za

Ça, c'est du titre, du vrai, du beau !

 

Un recueil de nouvelles culinaro-familiales de l'auteure indienne Bulbul Charma.

 

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...nouvelles à picorer,

récits de famille autour de la table et des marmites,

mariages et voyages,

amours et rancunes (très Jane Austen, "amours et rancunes", non?),

des épices: curcuma, moutarde, cardamome, cumin, cannelle, girofle,

gingembre, coriandre, carvi, fenugrec,

des plats épicés, épicés,

des montagnes de légumes,

et quelques pommes de terre,

du craquant, du fondant,

beaucoup de sucre,

et du gras, du gras...

 

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Chaque nouvelle se termine par les recettes des mets évoqués. Les histoires sont cocasses, mélancoliques, tendres, tristes, parfois tout à la fois.

 

Extrait de la nouvelle "La Colère des aubergines", parlant de M. et Mme Kumar:

" Ils avaient engendré un fils dont la conception les perturba et les stupéfia tous deux à tel point qu'ils ne renouvelèrent jamais l'expérience.

Le fils grandit dans la chaleur et la confusion des deux familles étendues sans distinguer son père des autres hommes de la maisonnée. Jusqu'à l'âge de dix-huit ans, il vécut avec l'impression que son oncle préféré était l'auteur de ses jours. Quand il se rendit compte que c'était en fait M. Kumar, il fut si abasourdi qu'il s'enfuit de la maison familiale. On le retrouva quelques jours plus tard, et avant qu'il ne s'avisât de commettre un nouvel acte radical, son grand-père le maria à une jeune fille de bonne famille, généreusement dotée. Mme Kumar n'avait pas voix au chapitre. M. Kumar non plus."

 

Bulbul Sharma est également l'auteur de "Mes sacrées tantes", toujours chez Picquier.


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le délivré

Publié le par Za

D'abord, petit cadeau, l'air que je travaille en ce moment:


Coup de coeur pour un blog: celui de la librairie Monet à ...Montréal, Canada: Le Délivré,

http://www.librairiemonet.com/images/logoDelivre.gif
rencontré il y a quelques semaines,au hasard d'une de ces promenades/errances web-esques, celles dont on sort souvent bredouille, deux heures plus tard, mais dont on retire parfois quelques pépites. À ce sujet, il faudra un jour que quelqu'un m'explique pourquoi le temps semble être aboli, dévoré par internet... La fameuse faille spacio-temporelle star-trekienne sans doute, à moins que ce ne soit l'hyper-espace stargatien... Bref.

Que trouve-t-on dans le Délivré ? Les livres du moment, des trouvailles de littérature jeunesse et BD (deux domaines qui me tiennent à coeur), des interviews d'auteurs et des articles de fond comme celui-ci, qui m'a ouvert des horizons: La qualité avant la quantité.

Il y est question d'un mouvement inspiré de la slow food: le slow book. Non, ce n'est pas une danse langoureuse qu'on ne pourrait pratiquer qu'entre bibliothécaires, mais un mouvement on ne peut plus sérieux venu d'Italie. Je cite l'article du Délivré:  "ce nouveau courant se donne pour mission de redonner aux gens le goût de ralentir et redécouvrir le plaisir de la lecture de qualité comme antidote à la frénésie du monde moderne."  Je sens que ce genre de profession de foi ne peut qu'attirer l'attention, l'assentiment, l'adhésion de quelques uns de mes lecteurs préférés, non ? Le goût de ralentir, rien que ça...

Autre but avoué de ce mouvement: "combattre la dictature de la nouveauté", dictature qui, dans le domaine de l'édition, me semble proprement vertigineuse et vampirise nos envies, nos goûts, les amenant forcément vers les livres qu'on doit avoir lu. Le best-seller n'est pas pour autant jeté à la benne (quoique...), et que celui qui n'a pas, lui aussi, adoré Millénium, me jette le premier Werber ! "L’idée n’est pas de boycotter les best-sellers, mais de rappeler que la littérature, dans sa grande richesse, a beaucoup plus à offrir que quelques titres qui bien souvent ne resteront que des phénomènes de l’instantané.

Pour lire l'article du Délivré, c'est ici.

Du coup, je vous ai bidouillé ma petite contribution au slow book:
- Lire & relire ses classiques.
- Prendre le temps de choisir le livre avec lequel on va passer quelques soirée, nuits, petits matins...
- Retrouver au fond d'un carton un roman d'adolescence et se dire que non, décidément, Boris Vian n'est pas mort !
- Partager un emballement pour... la Princesse de Clèves.
- Prêter un livre qu'on ne vous rendra jamais. À ce propos, l'un d'entre vous aurait-il mon, que dis-je, LE Salman Rushdie que je cherche, ainsi que mon "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis ?
- Ressortir ses vieux albums et voir qu'ils font la joie de Petitou.
- Ressentir un léger vertige devant ce qu'on s'est juré de lire un jour: Moby Dick, Pêcheur d'Islande, les Grandes Espérances, tout un tas de Simenon, Voyage au bout de la nuit & Mort à crédit, les Mille et une nuits en entier, les grands Russes, Joyce (mais là, j'ai le trac)...
- Se laisser aller au goût des autres et n'être pas tout à fait conquise (l'Assassin royal, désolée...) ou carrément époustouflée (Le roi de Kahel).
- Picorer quelques poèmes, de temps en temps.

Et vous, votre slow book à vous, ce serait quoi ?

Publié dans d'autres choses

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d'autres collages

Publié le par Za

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la CFT à la télé + chanson

Publié le par Za

Le CFT à la télé, si, si ! Les tricopathes en live !
Pour voir la vidéo, cliquer ici , patienter un peu parce qu'il y a une pub, puis aller directement à 6:45.


Bon, et puis, comme c'est le printemps, je vous offre une chanson de saison, pour amateur de polyphonies:






Publié dans bidouilles

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parler des livres

Publié le par Za

"Après le plaisir de posséder des livres, il n'y en a guère de plus doux que d'en parler. "
Charles Nodier, 1780-1844

N'est-ce pas,  Christine ?  Isn't it, Karen B. ?
Qu'y a-t-il en effet de plus agréable que de partager ses enthousiasmes, déceptions, énervements, souvenirs de lecture, rencontres de lecteurs, amitiés et connivences livresques... Pour ce qui est des déceptions ou des énervements, vous n'en verrez pas trace ici. Les livres qui me tombent des mains finissent dans le carton "à donner" et ciao!

Avant de m'attaquer aux Trois Mousquetaires & profitant des vacances puis d'un climat qui ne vous laisse guère qu'un choix: lire, j'ai fait la connaissance de Bartleby ("Herman Melville est un dieu" - Maurice Sendak). Un être énigmatique et minéral, qui vous laisse d'abord perplexe, puis vous angoisse un brin, avant de finalement vous hanter un chouïa, lui et  son "I would prefer not to", longtemps après avoir refermé le livre (belle édition d'ailleurs, Allia).

"I would prefer not to"... L'angoisse du traducteur...


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Mais revenons à nos mousquetaires. Voici donc que je quitte à regrets Portos, Aramis et Athos. Surtout Athos... Pas d'Artagnan. N'en déplaise aux béarnophiles et vu de mes yeux anachroniques de femme du XXIème siècle (si, si, j'ai des yeux anachroniques ! Je suis sûre que personne ne l'avait remarqué et ça me vexe un peu...), ce d'Artagnan, quel mufle ! Un peu cornichon aussi, non ? Alors qu'Athos... Quelle classe... Même si, comme me l'a fait remarquer un ami cher et lecteur invétéré, "qu'est-ce qu'il picole !" J'en conviens.

 

Parler des livres... Que dire des Trois Mousquetaires ? Tout a été dit. Tu as raison Christine, il y a tout là-dedans: amour, humour, aventure, suspens... Ah, la fin de Milady... Quelle femme, cette Milady ! Et le dîner chez la maîtresse de Porthos... Le Cardinal...

Il y a, dans un coin du livre, une fable délicieuse à mes yeux anachroniques etc, etc...La voici:


"- Comme c'était au temps des guerres des catholiques contre les huguenots, et que [mon père] voyait les catholiques exterminer les huguenots et les huguenots exterminer les catholiques, le tout au nom de la religion, il s'était fait une croyance mixte, ce qui lui permettait d'être tantôt catholique, tantôt huguenot. Or, il se promenait habituellement, son escopette sur l'épaule, derrière les haies qui bordent les chemins, et quand il voyait venir un catholique seul, la religion protestante l'emportait aussitôt dans son esprit. Il abaissait son escopette dans la direction du voyageur; puis lorsqu'il était à dix pas de lui, il entamait un dialogue qui finissait toujours par l'abandon que le voyageur faisait de sa bourse pour sauver sa vie. Il va sans dire que lorsqu'il voyait venir un huguenot, il se sentait pris d'un zèle catholique si ardent, qu'il ne comprenait pas comment, un quart d'heure auparavant, il avait pu avoir des doutes sur la supériorité de notre sainte religion. Car moi, Monsieur, je suis catholique, mon père, fidèle à ses principes ayant fait mon frère aîné huguenot.
- Et comment a fini ce digne homme ? demanda d'Artagnan.
- Oh ! de la façon la plus malheureuse, Monsieur. Un jour, il s'était trouvé pris dans un chemin creux entre un huguenot et un catholique à qui il avait déjà eu affaire, et qui le reconnurent tous deux; de sorte qu'ils se réunirent contre lui et le pendirent à un arbre; puis ils vinrent se vanter de la belle équipée dans le cabaret du premier village où nous étions à boire, mon frère et moi.
- Et que fîtes-vous ? dit d'Artagnan.
- Nous les laissâmes dire, reprit Mousqueton. Puis, comme, en sortant de ce cabaret, ils prenaient chacun une route opposée, mon frère alla s'embusquer sur le chemin du catholique, et moi sur celui du protestant. Deux heures après, tout était fini, nous leur avions fait à chacun son affaire, tout en admirant la prévoyance de notre pauvre père qui avait pris la précaution de nous élever chacun dans une religion différente."




J'ai rejoint le défi:

et puis aussi celui-là:

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la sentinelle

Publié le par Za

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Juste un regret: que cet ouvrage n'ait pas vu le jour il y a six ans. Cela m'aurait évité sans doute la culpabilité, la blessure. Connaître les mouvements, les idéologies qui sous-tendent les injonctions à allaiter m'aurait sans doute permis de faire mon choix en toute connaissance de cause, sans me laisser embarquer dans une aventure pas faite pour moi. Je le sais maintenant. C'est un peu tard, mais j'en ai ressenti beaucoup de soulagement. Et de colère. Je ne décolère pas d'avoir été manipulée, au nom du "bien" de mon bébé (comme si je lui avais voulu du mal...).
Quant au reste, je ressors de la lecture de cet essai confirmée dans les impressions qui étaient les miennes, sur l'espèce d'obligation faite aux femmes d'avoir des enfants (j'emploie à dessein le pluriel), sur cette image de mère parfaite, inatteignable, à moins d'entrer en maternité comme on entre dans les ordres.

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a witch !

Publié le par Za

Et voici un enfoncement de porte ouverte. Et largement ouverte même !

Aimer Roald Dahl n'est pas très original. Mais s'y plonger, y replonger est toujours un vrai moment de gourmandise. Après Fantastic Mr Fox, nous voici aux prises de redoutables Sorcières, horrifiquement illustrées par Quentin Blake (vrai génie à mon sens).

Mon moment préféré, un pur délice, se trouve page 11, alors que je lis, sans ciller, sans quitter le texte des yeux, en détachant chaque mot, d'une voix juste un petit peu plus grave, le passage suivant:


"Maintenant, vous savez que votre voisine de palier peut être une sorcière.
Ou bien la dame aux yeux brillants, assise en face de vous dans le bus, ce matin.
Ou cette femme au sourire éblouissant qui vous a offert un bonbon, au retour de l'école.
Ou encore (et ceci va vous faire sursauter !) votre charmante institutrice qui vous lit ce passage en ce moment même. Regardez-la attentivement. Elle sourit sûrement, comme si c'était absurde. Mais ne vous laissez pas embobiner. Elle est très habile.
Je ne suis pas, bien sûr, mais pas du tout, en train d'affirmer que votre maîtresse est une sorcière. Tout ce que je dis, c'est qu'elle est peut en être une. Incroyable ? ... mais pas impossible !"


Et là, je lève les yeux du livre et je remercie intérieurement Roald Dahl.
Merci.
Merci pour ces bouilles:

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Publié dans romans, Roald Dahl

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happy birthday cocotte !

Publié le par Za

Nous fêtons ici les trois ans du joli blog de Maëva. Un petit rendez-vous tout en couleurs, tout en douceur & gourmandise ! Pour cette grande occasion, le défi (de taille) était de faire sortir Omar de son bocal, voici qui est fait !

omar001.jpgOmar is the King !

Publié dans bidouilles

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Minusman et Fantastique Monsieur Renard

Publié le par Za

Me revoilà, moi et ma manie d'assommer les petits enfants avec la lecture de textes  édifiants! Dès la première heure, à peine ont-ils eu le temps de s'asseoir et de vider leur cartable que je les attaque tout en férocité avec ce moment de lecture, dite "lecture offerte" par les textes officiels. Parce que je me connais, je termine toujours la journée en retard, par "l'affolement de 16 heures 29", alors, c'est comme l'anglais (qui suit presque invariablement le moment délicieux où je les oblige à m'écouter), autant le faire tout de suite ! Et, de toute manière, ils sont coincés là, dans la même pièce que moi pour au moins cinq heures (si j'enlève les récrés et les séances de sport)...

Lus récemment donc:


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Mon préféré, c'est Minusman.
Dans la vie d'Isaac, alias Minusman, il y a trop d'injustice. A la maison, à l'école, l'injustice est partout. Jusqu'au jour où il rencontre la sorcière Yapa qui lui confie LA formule magique qui va tout changer: "Vous êtes en train de commettre une grave erreur. Réfléchissez plus longtemps." Un roman de Nathalie Brisac (Mouche de l'École des Loisirs), court et sensible, où les grands ont autant à apprendre que les petits.

Extrait: "Mon frère a fini le pot de Nutella et il ne reste rien pour mon petit-déjeuner. Mon frère, un ogre, se lève avant moi pour aller au collège; ça doit être fait exprès. Si j'étais Minusman, aucun grand frère ne pourrait faire ça ! A la troisième tartine, le pot de Nutella leur échapperait des mains et il en resterait toujours pour les plus petits. Mais voilà, en vérité, dès le matin, il n'y a aucune loi pour nous protéger."

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Quentin Blake


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Jill Bennett

J'ai enchaîné avec "Fantastique M. Renard" de Roald Dahl, dans une édition de poche,  même pas illustrée par Quentin Blake, mais par Jill Bennett, pas mal non plus. J'ai été tout à fait surprise par la qualité du silence qui s'est installé au bout de trente secondes.  Je ne m'y attendais pas; je  crois ces petites personnes plus blasées qu'elles ne le sont réellement. J'ai tort, quel bonheur !
Il faut dire qu'on tient là un vrai suspens, de vrais affreux ! Et  un vrai héro ! Quelle classe, ce renard, un peu dandy, un peu désinvolte, un renard, quoi, dans la grande tradition du Goupil.

 

Pour finir, un fois n'est pas coutume, un album que je n'ai pas encore lu mais dont le sujet me plaît beaucoup: l'histoire d'un chien qui aime les livres à la folie et qui,  pour assouvir et partager cet amour devient ... libraire.

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le 12 avril 2010, je viens de lire cet album !

Des illustrations légères et tendres, une mise en page aérée, une si jolie histoire, où les livres, partégés avec générosité deviennent un remède contre la solitude.

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