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ça gratouille quand même un peu

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Dernier jour de vacances, alors je mets les bouchées doubles, tchac ! tchac ! tchac ! (c'est le petit bruit de l'aiguille)


















Et deux bonnes heures de sieste de Petitou plus tard, un collier tout coloré mais pas trop doux, un peu gratouilleux même... Tant pis !
(Les dates sur les photos sont aléatoires: j'utilise mon ancien APN, le super est en rade)


Bon allez, c'est pas tout, mais demain, y a école...


le 11/11/09: Après l'avoir porté arboré une journée entière, je voudrais m'apporter un cinclant démenti: ce collier ne gratte pas vraiment !

Publié dans bidouilles

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trouvailles

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Un brin d'enfance qui a ressurgi à l'occasion d'une flânerie bloguesque... http://charliepop.over-blog.com/article-35667847.html



Je viens miraculeusement de retrouver ce gouleyant album que j'avais complètement oublié très orange, très seventies. Il était au fond d'un carton de livres, fermé, scotché depuis 6 ans (travaux, déménagements). Avec lui, quelques petits camarades kitch et tendres...



























 

illustrations de Richard Scarry

Et là, un recueil de contes illustré par Gustave Tenggren, qui se termine sur ce renard extraordinaire qui vient de manger, dans l'ordre, Dinde Dandinante, Oie Maladroite, Caneton Joyeux, Poule Gloussante et Petit Poussin, d'où son air satisfait :

 

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faisons des réserves avant l'hiver !

Publié le

Généralement, ça commence comme ça :


Des voisins généreux, des papimamies qui ont peur qu'on manque...




















Des tomates qui ne mûriront plus...

C'est aussi le moment où on se rends compte qu'on aura pas assez de pots et qu'on ferait (presque) des bassesses pour en récupérer...




Et c'est parti !!!



Résultat de quelques jours d'épluchage, marinade, première cuisson, deuxième cuisson, mise en pots brûlants, léchage de petits doigts et mimines pégueuses:



Et puis, un dimanche matin, on met des chaussures, on sort dans le jardin en pyjamas, paniers chargés vers ce lieu écarté et discret, j'ai nommé :



la cave !



Et voilà: tomates vertes, potimarron-cannelle, pomme-coing-noix, coing-coing ont rejoint les nombreux pots de rhubarbe et rhubarbe-banane.
Avis aux invités du ouikende: leurs petits-déjeuners sont assurés !

Publié dans marmites & casseroles

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le pot au feu (épopée familiale)

Publié le par Za

  Tout d'abord, un grand merci à Requia qui a eu l'idée de cette saga sur le pot-au-feu !
Voilà bien une odeur de dimanche ! Voilà bien un sujet éminemment familial ! Et, pour sûr, voilà d'où me vient ce goût immodéré pour le clou de girofle. J'en entends d'ici: " pouah ! beurk ! ça me rappelle le dentiste ! "  Certes. Mais moi, ça m'envoie directement chez mes grands-parents, dans une cuisine bleue,  au quatrième étage d'un vieil immeuble, 4 place Cassaignol, Narbonne, Aude.
séance de chatouilles dans ladite cuisine en février 74, visez un peu la soupière sur le frigidaire !
 


Mais, parlons peu, parlons bien !


Prenons:
-du boeuf genre fibreux et gélatineux (j'adore et ça sèche moins à la cuisson), Mamie pouvait aussi utiliser du veau, le genre de morceaux qu'on peut utiliser dans l'osso-bucco, voire mélanger veau/boeuf (je suis nulle en nom des morceaux de viande, mais j'essaie de m'améliorer !),
-1 ou 2 os à moelle (chez nous, c'est 2, Jo adore ça aussi, comme ça, pas de disputes autour de l'os, ça fait un peu trop "Vallée des Mammouths, sinon...),
- quelques clous de girofle, donc (non, je n'en mets pas toujours trop !!).
- Et la touche familiale, depuis au moins quatre générations, nous autres (Benoit, Chêne, Tisseyre...) on ajoute un bon peu (j'adore cette expression, fréquemment utilisée par ma grand-mère) de concentré de tomate dans l'eau qui va devenir le bouillon,
- sel.
Je balance tout ça dans une grande marmite, un faitout, je couvre d'eau froide.


Pendant ce temps, j'épluche des carottes, quelques branches de céleri & son coeur, des navets, des oignons, des poireaux et des pommes de terre.
Au bout ... d'un certain temps (je fais ça au pif, mais en tout cas, c'est long !) j'ajoute les légumes, sauf les pommes de terre qui cuisent plus vite et seront ajoutées plus tard.

 

Je sers viandes et légumes sans le bouillon, avec de la moutarde, des cornichons, des câpres. Traditionnellement, ce plat était suivi d'un morceau de fromage de Laguiole ( prononcer Layole, par pitié !), c'est un genre de Cantal qui arrache (je sais que certains adorent les approximations en matière de fromage...).

Mais tout l'art (et l'intérêt) du pot-au-feu est la manière dont on accommode ses inévitables restes. Le bouillon, avec ses yeux ou dégraissé,  pourra être agrémenté de vermicelles, alphabets, langues d'oiseaux... ou servir de liquide de cuisson pour des macaronis au gratin.


Mamie réservait plusieurs sorts aux restes:
- froids en salade avec de l'oignon rouge cru,
- en ragoût sur une base d'oignons revenus dans l'huile, de câpres et de coulis de tomate,
- en croquettes (ce que je préférais): elle hachait la viande, les carottes, les poireaux et les oignons, leur ajoutait ail & persil, un ou deux oeufs. Avec ce mélange, elle formait des galettes un peu épaisses (taille 1/2 steak haché), les farinait et les mettait à dorer dans un peu d'huile (on peut les servir avec un coulis de tomates). C'était croustillant, délicieux !

Mais pour ce qui est de l'exploitation des restes de pot-au-feu, personne n'arrivera jamais à la cheville de Sonia Ezgulian, qui en a fait un livre entier, qui se lit comme un roman: "Rebondissements gourmands d'un pot-au-feu du dimanche au vendredi" (Ed. Tana, collection Food). En passant, sa recette de riz au lait  est tout simplement indispensable !

Depuis que je suis aux fourneaux du dimanche,  ce pot au feu a subi quelques améliorations variations...
Je remplace parfois le céleri en branche par des morceaux de céleri rave, j'ajoute des gousses d'ail dans leur peau, j'oublie le concentré de tomates (l'aventure !)... Jo a coutume de rapporter des courses quelques succulents morceaux de... cochon, que je potaufise de la même manière. On retrouve d'ailleurs une recette de pot-au-feu de cochon dans l'épatant "Cochon & Fils" de Stéphane Reynaud (Ed. Marabout). Le travers de porc de cette idée, c'est que le pot-au-feu de rêve de Jo est en fait une potée: chou, saucisse fumée... On l'a donc rebaptisé le potée-feu, une espèce d'hybride délicieux...

Publié dans marmites & casseroles

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ouille ! aïe !

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La laine cardée, c'est beau, pas trop difficile, mais l'essentiel, c'est la con-cen-tra-tion !
Éviter les chères têtes blondes qui ont un truc urgent à dire, le téléphone qui sonne, la sonnette de la porte, le hoquet...
Parce qu'alors, la fine aiguille équipée d'ergots sournois qui, soyons lucides, n'attendait que ça, s'enfonce dans la pulpe du doigt comme dans du beurre, des fois ressort un chouïa... Qui peut comprendre la douleur ressentie, à part celles qui ont essayé, ou mon papa lorsqu'il monte des hameçons ?
Bref.
Voici quelques unes de mes réalisations archivées, à commencer par la première tentative ( fructueuse, je suis trop forte !):





Ça me fait penser à un dilemne de peintre de figurines:
1) soit tu commences par les yeux et comme ça, tu te sens moins seul pendant que tu travailles,
2) soit tu les fais en dernier parce que, justement, tu n'aimes pas que quelqu'un te regarde travailler...


Puis, vint LA broche, au délicat coeur orange ...




Et là, nouvelle expérience, j'ai tenté la laine cardée par 30°, les mains vaguement moites, mais bon, c'était pour la maîtresse et pour l'atsem (fan de Nikki de Saint-Phalle), les saintes femmes qui supportèrent une année durant les papotages de Petitou...


















Je vous passe les travaux en cours... un ours polaire... un collier... et des projets !

Publié dans bidouilles

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mercredi !

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Quelques petits pois, un sourire en coin et je retourne à mes coings !

Publié dans marmites & casseroles

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beurk !

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Dimanche matin, je prépare une recette de lapin en sauce trouvée dans le dernier numéro de "Elle à table" ( lapin, chorizo & polenta ), une tuerie tellement c'est bon...
Je sors le lapin découpé du frigo. C'est pas jojo, des morceaux de lapin crus, je comprends que ça en dégoûte certain(e)s...
Le fils - C'est quoi ?Moi - Du lapin pour midi.
Le fils - J'en ai déjà goûté ?
Moi - Oui, quand tu étais petit.
Le fils - Je crois que je vais aimer. C'est quoi ça ? Une patte ?
Moi - Oui.
Le fils - Et ça, c'est quoi ?
Moi - Le foie. ( grâce au ciel, il n'y avait pas la tête, je ne supporte pas quand ils mettent la tête...)
Le fils - Et les oreilles?  On peut les manger aussi !
 
Bon appétit...


Publié dans in my heart

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merveilles

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Il y a longtemps que je voulais partager mon émerveillement et mon admiration devant le travail de Miss Clara, créatrice d'un univers délicat, tout de papier et de rêves...








Publié dans plein les mirettes

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sur le chemin de l'école

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Quelques minutes à peine, à travers champs & bois, une petite main dans la sienne...


et ça papote...

Publié dans in my heart

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demain, c'est la rentrée...

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" - Moi, déclara Zazie, je veux aller à l'école jusqu'à soixante-cinq ans.
- Jusqu'à soixante-cinq ans ? répéta Gabriel un chouïa surpris.
- Oui, dit Zazie, je veux être institutrice.
- Ce n'est pas un mauvais métier, dit doucement Marceline. Y a la retraite. [...]
- Retraite mon cul, dit Zazie. Moi c'est pas pour la retraite que je veux être institutrice.

- Non, bien sûr, dit Gabriel, on s'en doute.
- Alors c'est pourquoi ? demanda Zazie.
- Tu vas nous expliquer ça. [...]
- Pour faire chier les mômes, répondit Zazie. Ceux qu'auront mon âge dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des gosses à emmerder.
- Eh bien, dit Gabriel.
- Je serai vache comme tout avec elles. Je leur ferai lécher le parquet. Je leur ferai manger l'éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses. Parce que je porterai des bottes. En hiver. Hautes comme ça (geste). Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.
- Tu sais, dit Gabriel avec calme, d'après ce que disent les journaux, c'est pas du tout dans ce sens-là que s'oriente l'éducation moderne. C'est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension, la gentillesse. N'est-ce pas, Marceline, qu'on dit ça dans le journal  ?
- Oui, répondit doucement Marceline. Mais toi, Zazie, est-ce qu'on t'a brutalisée à l'école ?
- Il aurait pas fallu voir.
-D'ailleurs, dit Gabriel, dans vingt ans, y aura plus d'institutrices: elles seront remplacées par le cinéma, la tévé, l'électronique, les trucs comme ça. [...]
- Alors, déclara [Zazie], je serai astronaute.
- Voilà, dit Gabriel approbativement. Voilà, faut être de son temps.
- Oui, continua Zazie, je serai astronaute pour aller faire chier     les Martiens."

Et ce fut écrit en 1959.  Après re-lecture du roman, je me suis demandée qui oserait encore le publier aujourd'hui, c'est tellement politiquement incorrect...

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