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en 2015, je continue à lire des albums !

Publié le par Za

en 2015, je continue à lire des albums !

Et c'est reparti pour le challenge Je lis des albums !
42 chroniqués l'an dernier...

en 2015, je continue à lire des albums !

Un projet,
un groupe FB où partager ses lectures,
et surtout merci à l'infatigable Hérisson
qui s'occupe de cette magnifique bibliothèque virtuelle
et anime ce rendez-vous de main de maître !

logo challenge albums 2015

Publié dans albums

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le Cabas vous souhaite...

Publié le par Za

... une année douce si possible,
sereine j'aimerais bien,
sans bâtons dans les roues,
... de belles lectures, évidemment,
excitantes, stimulantes,épatantes...

le Cabas vous souhaite...

Je viens de lire une lettre de E. B. White - l'auteur de Stuart Little, qui pourrait être un heureux vade mecum pour l'année qui s'ouvre...

Dear Mr. Nadeau:

As long as there is one upright man, as long as there is one compassionate woman, the contagion may spread and the scene is not desolate. Hope is the thing that is left to us, in a bad time. I shall get up Sunday morning and wind the clock, as a contribution to order and steadfastness.

Sailors have an expression about the weather: they say, the weather is a great bluffer. I guess the same is true of our human society — things can look dark, then a break shows in the clouds, and all is changed, sometimes rather suddenly. It is quite obvious that the human race has made a queer mess of life on this planet. But as a people we probably harbor seeds of goodness that have lain for a long time waiting to sprout when the conditions are right. Man’s curiosity, his relentlessness, his inventiveness, his ingenuity have led him into deep trouble. We can only hope that these same traits will enable him to claw his way out.

Hang on to your hat. Hang on to your hope. And wind the clock, for tomorrow is another day.

Sincerely,

E. B. White

Brain Pickings

Hang on to your hat ! Hang on to your hope !
Allez, lectrices et lecteurs chéris, copinautes à moi, en route vers cette nouvelle année, le Cabas déborde !

Publié dans in my heart

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bon bout d'an !

Publié le par Za

bon bout d'an !
bon bout d'an !
bon bout d'an !
bon bout d'an !
bon bout d'an !
bon bout d'an !

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animalium

Publié le par Za

animalium animalium
animalium

Du grand, du beau, de l'indispensable. On est au-delà du coup de cœur, c'est du coup de foudre. Il y a des livres qu'on est particulièrement fier d'offrir, en v'là un ! Mais il faut s'accrocher, car on atteint ici des hauteurs rares.

animalium
animalium

Vider la boîte à adjectifs ne serait pas suffisant pour rendre hommage à ce grand bazar soigneusement classé qui se déplie généreusement sur les genoux - 37,7 x 27,7 cm, s'il vous plait ! Entre museum et cabinet de curiosité, cet album devient un compagnon d'émerveillement inépuisable.
Mais il s'agit tout d'abord de survivre à la couverture, aux pages de présentation des chapitres...

animalium
animalium

Après, on plonge. Et là, il faut supporter vaillamment la beauté des planches.

animalium
animalium

Le texte est tout à fait intéressant, n'en doutez pas. Mais je ne me remets pas des couleurs, de la construction des images, de la technique époustouflante de Katie Scott.

animalium

Car nous construisons notre imaginaire à partir de ce que nous connaissons. Chaque créature présentée ici dans l'Animalium existe dans la nature et devient un point de départ pour rêver,créer, imaginer...

Préface de Sandra Knapp (Musée d'histoire naturelle de Londres)

Pour tous les amoureux de la belle édition, pour les adorateurs du chant de la page qu'on tourne, pour les sniffeurs de livres, cette merveille - qui rappelle les splendeurs d'Audubon - est une somme à caresser, à renifler, à conserver avec jalousie, à relire à l'envi. Animalium est à ranger à côté du Bestiaire du Gange, pas loin de Chimères Génétiques.

Animalium
Katie Scott & Jenny Broom
Autrement Jeunesse, novembre 2014

D'autres images et l'emballement de la librairie Les Sandales d'Empédocle par ici !

Les éditions Autrement Jeunesse ont fermé leurs portes il y a un mois environ. Jetez-vous sur les livres de leur catalogue inépuisable tant qu'ils sont disponibles.

animalium

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eh, au fait...

Publié le par Za

eh, au fait...

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une bible

Publié le par Za

une bible

Evidemment que je ne l'ai pas lu ! 385 grandes pages, 3 bons kilos. Vous pensez bien que ce n'est pas le genre d'objet auquel on s'attelle un soir en annonçant : "bon allez, je m'y mets !" Mais si j'attends de l'avoir terminé, vous aurez une longue chronique dans quelques années... Alors je vais le chroniquer comme je vais le lire, à petite dose, et dans le désordre, forcément.

J'étais curieuse de savoir comment Philippe Lechermeier et Rébecca Dautremer avaient traité la Nativité. La créature de la couverture, entité mécanique aux plumes indiennes rencontre la jeune Marie. Il n'est pas un ange mais un homme oiseau.

une bible

Et c'est une belle histoire qui court de l'humble étable aux palais somptueux des Mages, dans une langue fluide et évidente. L'homme oiseau accompagne les protagoniste, les pousse les uns vers les autres.

Quand il fut bien loin, tellement loin qu'aucun homme, même en grimpant au sommet de la montagne la plus élevée, même en ouvrant les yeux très grands, n'aurait pu porter son regard jusque-là, il sut qu'il était arrivé.
Par une fenêtre, il pénétra dans une somptueuse demeure.
C'est la que vivait Melchior, le grand magicien persan.

Les images de Rébecca Dautremer se parent alors d'une sobriété émouvante. L'enfant dort dans les bras de Joseph qui le regarde, il est blotti dans le cou de sa mère, il sommeille, la tête penchée. Autant de polaroïds, de moments silencieux qui contrastent avec l'arrivée en fanfare des trois Mages, toutes couleurs dehors, la large tête d'un éléphant peint renvoyant aux profils modestes de l'âne et du boeuf. Tout cela est époustouflant.
Et ce n'est qu'un début...

une bible
Philippe Lechermeier & Rébecca Dautremer
Gautier Languereau, 2014

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Gianni De Conno

Publié le par Za

Gianni De Conno

Ah, le recueil de contes...
S’ils charrient leur pesant de sexisme, de morale archaïque, les contes traditionnels n’en sont pas moins fondateurs d’une culture, au même titre que les histoires de la Bible. S’en contenter serait idiot, s'en priver serait ballot. La pléthore de contes détournés, triturés, invoqués, rend le retour à la source assez incontournable, si l’on ne veut pas se priver d’un pan considérable de la littérature voire de l’art en général, si l'on ne veut pas se priver non plus d'un réel plaisir de lecture.
Le choix d’un recueil de contes est une tâche difficile – mais délicieuse, je l’avoue.
Dimanche matin, je suis tombée sur celui, ô joie, ô délices ! Pour être honnête, j'ai sauté dessus à la seule vue du nom de l'illustrateur, Montjoie, Saint-Denis !

Gianni De Conno

C'est une invitation au voyage qui ouvre ce recueil, un voyage lent et silencieux, qui coule vers une terre qui n'a l'air de rien mais dont on sait pertinemment qu'elle  va charier son lot de fureur et d'effroi, d'ogres et d'enfants perdus, de marâtres cruelles...
Gianni De Conno instille l'étrangeté par petites goulées, par une juxtaposition d'incongruités, comme ces disproportions glaçantes...

Gianni De Conno

Chaque conte est illustré d'une image, deux, rarement plus, quelques cabochons, si peu pour installer une ambiance, et pourtant... Le travail de Gianni De Conno, pour spectacualire de maîtrise qu'il est, s'inscrit dans une région discrète et peu explorée, dans les moments suspendus de l'histoire, dans le silence d'un instant de sidération...

Gianni De Conno
Gianni De Conno

... dans l'attente d'une bête à l'affût...

Gianni De Conno

Tout concourt à faire de ce recueil un livre à la fois classique et étrange,
                                                                                                                 presque vénéneux,
                                                                                                                      un indispensable.

Gianni De Conno

Les contes de mon enfance
Perrault, Grimm, Andersen
illustré par Gianni De Conno
Milan, 2007

Publié dans Gianni De Conno, Milan

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et il y eut Montreuil...

Publié le par Za

Il y eut des gens, beaucoup de gens, ceux qu'on voulait voir, embrasser, et c'était joyeux, réconfortant même, ceux qu'on a loupés, pff, et puis point trop de dédicaces cette année parce que les queues sans fin ça va bien, mais quand même un Champignon Bonaparte, ça ne se refuse pas, un Poupoupidours non plus...

un stand signé Serge Bloch...

un stand signé Serge Bloch...

et il y eut Montreuil...

...un jardin (extra)ordinaire partagé de presque bonne heure le matin, et puis encore du monde, des découvertes mais pas trop finalement, une louve superbe et discrète, un jeu de cartes incroyable, des images des vraies dans une maison en carton, un troll, un petit troll du bout des doigts, la grande classe d'une illustratrice dont je vous reparle très bientôt...

... et puis Philippe Corentin...
... et puis Philippe Corentin...

... et puis Philippe Corentin...

... l'émotion de rencontrer cette chère Matilda, "en vrai" !

... l'émotion de rencontrer cette chère Matilda, "en vrai" !

... et surtout l'envie évidente de repartir sur d'autres bases,
d'autres envies,
pour de remplir autrement le Cabas !

et il y eut Montreuil...

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Soleil d'hiver

Publié le par Za

Aujourd'hui, je dessine une lune sur la buée du carreau.

Soleil d'hiver
Soleil d'hiver

Si cette image ne vous émeut pas, je rends mon tablier.

Un poème de Jorge Lujan, traduit par Carl Norac, une merveille de délicatesse.
Un enfant attend le retour de sa mère, dans cet espace de vague angoisse et d'aventure où tout est possible, même pour cinq minutes. La mère apparait dans le croissant de lune, tout va bien, la nuit peut tomber vraiment.
Illustrer ce poème demandait de la légèreté et infiniment de modestie. Il fallait Mandana Sadat.

Elle traduit si naturellement l'énergie des enjambées de la mère qui rentre à la maison, puis la douceur, la rondeur des bras et de la lune. J'imagine sans peine le moment de lecture que sera cet album auprès de minuscules lecteurs blottis...


Soleil d'hiver
Jorge Lujan & Mandana Sadat
traduction de Carl Norac
Didier Jeunesse, 2005

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Pat Hutchins

Publié le par Za

Pat Hutchins
Pat Hutchins

Attention, voici venir deux réjouissances vintage, cuvée 71 et 72 !

Gare au renard (Rosie's walk) suit la promenade de la poule, très cool, pistée de près par le renard roublard... Simple, clair, précis et franchement désopilant. Car le rusé renard va s'en prendre plein le museau, dans une surenchère de maladresse et de malchance pendant que Rosie, imperturbable, indifférente, marche, marche... Le texte ignore lui aussi superbement le renard, ajoutant au comique de la situation. Mais que cet album est drôle, mais que cet album est beau !

Se prendre un rateau...

Se prendre un rateau...

Les couleurs très seventies en jettent, le graphisme reste résolument moderne. Pat Hutchins travaillait au stylo et à l'encre dans un style ici très voisin de la gravure, de l'art naïf proche du folklore de l'Est.

Pat Hutchins

Bonne nuit hibou joue également de la répétition pour raconter l'histoire d'une exaspération annoncée. Pauvre hibou qui voudrait bien dormir au creux de son arbre, si ce n'est qu'il fait jour et que les autres oiseaux, eux, ne dorment pas. Sans parler de l'écureuil. Et ça grignote, ça piaille, ça pépie, impossible de fermer l'oeil. Tout commence par un magnifique arbre, immuable, où va s'accumuler une joyeuse - et bruyante - cohorte de volatiles. Chaque double page voit arriver une nouvelle espèce d'oiseau jusqu'à la chute, la vengeance du hibou...

(page de titre de l'édition originale)
(page de titre de l'édition originale)

(page de titre de l'édition originale)

Deux albums à partager avec les plus jeunes et à relire souvent !

Pat Hutchins

Gare au renard
Rosie's walk, 1971
traduit de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014

Bonne nuit hibou
Good-Night, Owl !, 1972
tradiot de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014


 

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