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8 articles avec albin michel jeunesse

Pomelo se souvient

Publié le par Za

Pomelo se souvient

Il se souvient de son pissenlit jaune plop, qui arrivait au printemps et partait avec l'hiver.
Des nuits trouées de questions.

Pomelo est de retour - et je ne suis que joie.
Pomelo, c'est l'éléphant rose, le petitou qui vit sa vie d'éléphant miniature sous un pissenlit. Si je devais donner un conseil à ceux qui n'ont jamais lu Pomelo, il serait simple : lisez-les tous. Les dessins de Benjamin Chaud y sont à la fois naïfs et énergiques, parés de couleurs franches. Le texte de Ramona Badescu sera pour vos chers minuscules une belle entrée en poésie tant il est évocateur. Texte et image, jamais l'un ne piétine les pieds de l'autre et les deux regardent avec tendresse ce personnage rêveur.

Pomelo se souvient

Dans le cas qui nous occupe, Pomelo se souvient, armé d'un crayon.
Il se souvient des couleurs, de la générosité du jardin. Il se souvient de ses amis, de ses parents - atypiques, les parents. Petits et grands bonheurs traversent l'univers de Pomelo. Et, le crayon à la main, le lecteur peut se souvenir avec lui- un lecteur actif donc, qui peut piocher dans sa mémoire les souvenirs de ses lectures précédentes. Et si ce n'est pas le cas, il est certain de cet opus éveillera chez lui la curiosité d'aller à la rencontre de ce personnage si attachant, tout en lui permettant de faire sien cet album décidément épatant.

Pomelo se souvient

Pomelo se souvient
Ramona Badescu & Benjamin Chaud
Albin Michel Jeunesse, 2017

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Emily Hughes : et de deux !

Publié le par Za

Il y a des illustrateurs auxquels je m'abonne sans hésiter. Après un premier album, Sauvage, et une fracture de l'oeil, me voilà présidente du fan club.

Emily Hughes : et de deux !

Attention, mignonnerie. Le titre original A Brave Bear, résume idéalement cette merveille d'alboume. Petit ours, ultra craquant, et son papa, grand et fort et trop cool, ont l'idée essentielle d'aller se rafraichir à la rivière, parce que l'été, c'est pour tout le monde, même pour les ours. Et les voilà qui empruntent un long chemin semé d'embûches, brousailles, hautes herbes, rochers, au bout duquel les attend la fraicheur.

Emily Hughes : et de deux !

Sous l'oeil inquiet de son papa, le petit ours va prendre des risques. Le père attentif laisse à son fils assez d'espace pour qu'il essaie, pour qu'il tombe et se relève. Et c'est un regard de fierté qui brille dans ses yeux lorsqu'ils arrivent au bord de l'eau. Tendresse, complicité, bienveillance, sécurité, il y a ici tout ce tout ce qu'il faut pour grandir dans la confiance. Voilà un petit ours bien chanceux !

Emily Hughes : et de deux !

Autre album résolumment optimiste, Le tout petit jardinier. Encore un tout petit, tiens... Un minuscule jardinier s'échine, s'estramasse à faire vivre un bien grand jardin qui lui est tout : sa maison, ses repas, son travail. Mais ce jardin s'épuise lui aussi et menace de mourir. Pourtant, un miracle est possible sous la forme d'une aide inattendue. 

Emily Hughes : et de deux !

Le trait d'Emily Hughes est immédiatement reconnaissable. Elle a le chic pour plonger son lecteur dans un joyeux fouillis, avec une dose d'inattendu. Une nature accueillante, jamais inquiétante, qui permet de grandir, d'envisager la vie avec confiance. Les tout petits héros de ces deux livres sortent plus grands des épreuves qui se présentent à eux. Leur faiblesse apparente n'en est pas une, et ils acceptent sereinement l'aide qui leur est proposée.
Deux albums d'apprentissage lumineux et éminemment positifs à déguster puis à ranger à côté de Sauvage, sur l'étagère du début de l'intégrale de l'oeuvre d'Emily Hughes - grande, l'étagère !

Mon tout petit ours
A Brave Bear
Sean Taylor & Emily Hughes
adaptation française de Mim
Milan
, 2016

Le tout petit jardinier
The Little Gardener

traduit de l'anglais par Françoise de Guibert
Albin Michel Jeunesse, 2016

 


 

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La belle et le fuseau

Publié le par Za

La belle et le fuseau
La belle et le fuseau

Ils avaient des noms, ces nains, mais les êtres humains n'étaient point autorisés à les connaître, ce genre de choses étant sacrées.
La reine aussi avait un nom, mais par ces temps on ne l'appelait plus que Majesté. Les noms n'abondent pas dans ce récit.

- Deux contes revisités avec intelligence pour n'en faire plus qu'un...
- Normal. Neil Gaiman transforme en intelligence tout ce qu'il touche comme l'autre, dont j'ai oublié le nom, le faisait avec l'or.
- Midas.
- ?
- Celui qui transformait ce qu'il touchait en or. Deux contes, donc. La Belle au bois dormant, bien sûr mais aussi Blanche-Neige, l'héroïne de cette histoire vénéneuse, accompagnée de trois des nains.
- Mais quelle Blanche-Neige ! Guerrière en armure, qui n'hésite pas à planter là son prince, la veille de leur mariage, pour courir l'aventure.
- Pas sûre d'ailleurs, que ce mariage l'emballe vraiment.
- Je ne te le fais pas dire !

La belle et le fuseau

- Tous les éléments du conte classique sont là : le château entouré de ronces, une vilaine sorcière super maléfique, un fuseau... Et puis le conte prend des chemins de traverses. Neil Gaiman le tord allègrement pour en faire une histoire originale et ébourriffante.
- Et Chris Riddell, dans tout ça ? Parce qu'on parlait d'or, tout à l'heure...

La belle et le fuseau

- De l'or, il y en a ! Dans les doigts de Chris Riddell, dans son oeil. Des images vertigineuses, noir et blanc, trouze milliards de petits traits (je suis fasciné par les petits traits et l'art si subtil de la gravure), et quelques touches d'or comme autant de points d'exclamation. Sa reine n'échappe pas aux stéréotypes cependant. Je lui ai trouvé un petit air de Lara Croft - le costume moulant sur des jambes interminables.
- Pfff, jalouse...

La belle et le fuseau

- S'tu veux, et j'admets que c'est aussi ce qui donne au conte cette allure moderne. Mais ce serait ma seule micro-réserve parce que pour le reste, c'est du grand art, de l'envoûtement. Les personnages ont autant de relief dans le texte que dans le dessin.

La belle et le fuseau

- Alors, conclusion ?
- Alboom !

La Belle et le fuseau
(The Sleeper and The Spindle, 2013-2014)
Neil Gaiman & Chris Riddell
traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec
Albin Michel, 2015

 

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j'ai un calendrier de l'avent

Publié le par Za

j'ai un calendrier de l'avent

Je suis pétrie de contradictions.
Si.
Quand j'étais petite, j'avais un calendrier de l'Avent genre pop-up avec une super chouette scène de la Nativité et des fenêtres à ouvrir. En réalité, j'en avais deux, un chez moi, et un chez mes grands-parents, dans la cuisine. Ces calendriers ont servi plusieurs années de suite. L'étoile derrière la double fenêtre du 24 était fatalement toujours la même, mais je me réjouissais quand même de la voir se pointer, dans les odeurs de sapin et de papier crèche. Comprenez-moi, je ne suis pas en train de vous faire le coup de l'orange de Noël - encore que.
Ce préambule pour vous dire que Fiston 1er a essuyé l'autre soir - pov'chéri, appelez le 119 - un sermon économico-éducatif sur le thème du calendrier-légo-playmo-qui-coûte-un-bras-et-que-tu-es-grand-et-que-tu-ne-seras-même-pas-là-pour-les-dernières-fenêtres-franchement.
Et puis samedi dernier, en flanant à la recherche de scotch double-face - j'ai une vie fascinante - je suis tombée sur ça.

j'ai un calendrier de l'avent
j'ai un calendrier de l'avent
j'ai un calendrier de l'avent

Et comme, en plus d'être une personne pétrie de contradictions, je ne suis que faiblesse, je l'ai acheté. Et comme, en plus de n'être que faiblesse, je peux être d'une mauvaise foi abyssale, eh bien, ce-calendrier-là-c'est-pas-pareil-c'est-Marc-Boutavant-quand-même ! Y a des bestioles trop cool, des sapins super moelleux, et une maison douillette comme tout ousk'on voudrait passer Noël !
Un rabat par jour dévoile un autocollant à ajouter au décor, délice.

Bref, en un mot, comme en cent, j'ai un calendrier de l'Avent.

j'ai un calendrier de l'avent

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monsieur kipu

Publié le par Za

Tous ceux qui pensaient que Roald Dahl était mort, et moi la première, se fourraient le doigt dans l'oeil. Profondément. Car c'est peu dire que l'ombre de l'auteur de Matilda plane sur ce livre.

 

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Les dés sont pipés dès le départ. L'illustration de couverture de Quentin Blake impose un arrière-plan dahlien immédiat et c'est ainsi que j'ai ouvert ce roman, sous influence. D'autant que je lis peu l'anglais et n'ai aucun point de repère qui me permettrait de différencier le style de Walliams de celui de Dahl. À se demander si, finalement, être illustré par Blake est vraiment une aubaine (commerciale au moins) ou un genre de boulet à traîner en répétant "je ne suis pas Roald Dahl, je ne suis pas Roald Dahl..."

 

Chloé Croûton a douze ans et une famille bien lourde à porter. Un père effacé, une mère psychorigide et une soeur parfaite. Les archétypes idéaux dont on sent immédiatement qu'ils nous promettent de belles scènes d'hystérie. D'autant que le second héros de cette histoire est un clochard magnifique, un vrai, un qui pue. Mais pas qu'un peu, non. Il pue au point qu'on peut représenter son odeur, ce dont Blake ne se prive, d'autant qu'on le lui demande directement.

 

Tel un nuage brun foncé et menaçant, l'odeur avait en effet traversé le bois de la cabane, décollant la peinture au passage. elle avait ensuite subrepticement franchi la pelouse, avant d'ouvrir la chatière et de lancer dans une occupation agressive de la cuisine. Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait une mauvaise odeur ? À ceci.

 

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Oh, elle est vraiment terrible, cette odeur. En posant le nez contre la page, vous pourriez presque la respirer.

 

La jeune fille est la seule personne au monde à pouvoir, semble-t-il, passer outre ces remugles presque palpables. Elle tisse un lien de curiosité avec ce vagabond. Lui, il préfère promeneur. Sans a priori, elle s'intéresse à la personne derrière l'attirail du clochard, intriguée par des détails incongrus, semés comme autant d'indices, ces couverts en argent dont il ne se sépare pas, cette manière très stylée qu'il a de jeter un papier à la poubelle, d'un geste sûr.

 

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Je m'en voudrais de dévoiler davantage cette histoire haute en couleur, qui verra la politique faire une entrée remarquée dans la vie de la famille Croûton, en la personne du premier ministre David Cameron ! La fin pourra sembler rapide mais les retournements de situation n'en sont pas vraiment et le naturel revient méchamment au galop. Monsieur Kipu est un personnage formidable, débarrassé de tout attirail bien pensant, et pourtant parfaitement idéaliste. Son franc parler faussement détaché saura bouleverser Chloé et sa famille joyeusement dysfonctionnelle.

 

Ce roman ne révolutionne pas le roman jeunesse. Il brasse allègrement les clichés, le clochard, la mère frappadingue, le père largué, l'épicier indien... Mais tous ces personnages sont vivants au possible et on ne va pas bouder son plaisir. Cependant, je ne peux m'empêcher de me demander ce que serait cette histoire sans Quentin Blake... 

 

Monsieur Kipu

David Walliams

illustrations de Quentin Blake

Albin Michel Jeunesse

Coll. Witty

 

Un autre roman de Walliams, également illustré par Blake,

a obtenu en 2009 le Roald Dahl's Funny Price.

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richard scarry

Publié le par Za

L'heure est aux aveux.

Lorsque j'étais enfant, j'ai commis l'irréparable.

Je n'avais aucune conscience de la portée de mes actes. Découvrant récemment mon forfait, Petitou a même solennellement demandé à sa grand-mère de me punir à nouveau et je n'ai dû mon salut qu'à un repentir sincère et immédiat ( et au rappel opportun du sort réservé par le gnome à "Sami et sa nouvelle coupe de cheveux", Mijade éditions).

Alors oui, je l'avoue, j'ai, un jour, volontairement gribouillé - au stylo bleu - Le secret du Castor de Richard Scarry, édition les deux coqs d'or. Pour ceux qui ne me croiraient pas, je tiens à leur disposition l'exemplaire mutilé par mes soins enthousiastes.

 

Richard Scarry est un illustrateur américain extrêment prolifique - on lui prête plus de trois cents publications - qui officia dès les années 50. Ses dessins frais, vifs, alertes et propres sur eux ont fait le bonheur de mes yeux d'enfant et je les feuillette toujours avec bonheur - ôte tes pattes de là, microbe, c'est à maman !

 

Certes, les illustrations sont datées, leur patine est reconnaissable au premier coup d'oeil - je parle ici des albums des années soixante. Mais outre la douce nostalgie qu'elles véhiculent, elles fonctionnent encre très bien sur le petit lecteur moderne - enfin, celui que j'ai sous la main. Repose ce livre à sa place, mon minuscule adoré, c'est à maman !

 

Eh bien figurez-vous qu'Albin Michel réédite les petites merveilles de Scarry, sous des couvertures cartonnées ornées d'un hideux bandeau, mais que n'aurais-je supporté pour retrouver mon castor comme neuf.

 

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(vous remarquerez que je n'avais quand

même pas osé m'en prendre

à la couverture)

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Les couleurs à l'intérieur sont presque les mêmes et les petites bestioles qui affichent allègrement leur cinquante balais n'ont pas pris une ride. Le texte est toujours aussi plat, mais qu'importe. Les histoires sont cousues de joli fil blanc, ourlées de bons sentiments, amidonnées de gentillesse, bien pliée sans rien qui dépasse, et peu me chaut (du verbe chaloir).

 

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La grande spécialité de Scarry était, entre autres, le lapin. Le trognon, le mignon lapinou comme on n'en fait plus. Qui a dit "et c'est tant mieux" ? Dehors. Le lapin, disais-je. Et là encore réédition ! Oui, celui-là, il est neuf, mais lui aussi, il est à maman !

 

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Une année dans la peau d'un joli civet lapereau, feuilles virevoltant, jonquilles odorantes, insectes plus vrais que nature, fraises des bois, champignons rutilants, kitch en diable, follement charmant ! 

Et puisqu'on en est au lapin, je vous sors mon arme ultime, celle qui vous rangera définitivement de mon côté, le collector unique, l'album d'époque : "Bonjour docteur !" Et là, je perds mes lecteurs diabétiques, effrayés par tant de sirop...

 

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La visite médicale du petit garçon de bonne famille (vous remarquerez les rouflaquettes à la Stewart Granger du docteur), doublé de la visite de Serpolet chez le docteur Grignote. Oui, vous avez bien lu, Serpolet chez le docteur Grignote ! Aucune mignonnerie ne vous sera épargnée, je jubile !

 

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Oui, je sais, le texte est affligeant.

 

Vous l'aurez compris, ces albums ont sur moi l'effet d'un baume réconfortant, d'un carré de Maxi Plaisir (noir) de Lindt, d'un plaid orange sur le canapé. Encore que... J'y pense...  Lire un album de Scarry sous un plaid moelleux en croquant du chocolat doit être délicieux... Même si on approche de l'overdose de douceur...

 

Allez, une petite dernière... gniark gniark gniark !

 

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magasin zinzin, 1995

Publié le par Za

Voici un livre que j'aime infiniment et que je considère comme un classique. Je viens de le croiser simultanément au détour d'un manuel scolaire et au coin d'une étagère de ma bibliothèque.  Celui-là n'est jamais couvert de poussière car feuilleté régulièrement, relu, consulté, caressé, reniflé.

 

À ce propos, je ne sais pas vous, mais je garde le souvenir des odeurs des livres autant que des textes. Réouvrant un livre d'enfance, d'adolescence, je retrouve toujours son parfum, intact: Un bon petit diable, cette version abrégée d'Oliver Twist, mes Fantômette, les volumes blancs des Contes et légendes, l'édition de poche de Spartacus... Ces parfums de papier et d'encre mélangés me renvoient illico au quatrième étage du 4 place Cassaignol, Narbonne, sur une terrasse surplombant une volée de tuiles, à l'ombre de draps fraîchement étendus, refuge idéal pour passer l'été à lire...

 

Où en étais-je... oui, ce magasin étrange, ce magasin zinizin, sous-titré Aux merveilles d'Alys, visez un peu l'allusion...

Ce beau texte/prétexte est une liste d'objets merveilleux proposés par le colporteur Frédéric Tic Tic à Alys, "marchande d'un magasin extraordinaire". Sur de belles pages d'un épais papier blanc cassé, c'est une liste de "merveilleuses merveilles" et autres "folies douces", une "collection de collections" féériques et oniriques. Cinquante-neuf pages incroyables de délicatesse et de poésie, où les mots croisent montages photos, gravures et dessins, tous signés Frédéric Clément.

 

Lorsque ce livre est sorti, j'avais succombé à sa couverture, au petit ange aux ailes de graines d'érable, aux queues de cerises nouées dans les coins.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/511VCJCAREL._SS500_.jpg

 

En parcourir les lignes, c'est explorer une caverne d'Ali Baba aux infinies richesses: "un oeuf de chapeau volage", "un dé à découdre", "des ouragans goulus de goélands", "des graines de carosse", et surtout, "les inestimables fleurs de girafe"... Entre ces pages, on croise Nemo, Blanche-Neige, le petit Poucet, Alice, bien sûr, Merlin l'enchanteur, Polichinelle, la Joconde...

 

 

J'aimerais vous faire bénéficier

d'un autre trésor d'Afrique:

Les inestimables fleurs de girafes.

Voyez-vous,

Mademoiselle,

le dernier soir d'orage de la

saison des pluies, les girafes

se déploient, étirent leur long

cou vers les derniers nuages

et les savourent

comme des

barbe à papa.

C'est à ce moment que

les girafes fleurissent,

l'espace d'un éclair.

Imaginez quel spectacle enchanteur

que la course folle des girafes en fleurs.

Fermez les yeux, imaginez

un peu..."

 

 

Pour savoir à quoi ressemblent ces girafes, c'est page 49, allez-y, et vous me direz des nouvelles de ce beau voyage...

Le magasin zinzin de Frédéric Clément est toujours disponible aux éditions Ipomée-Albin Michel. Pour se faire une idée des multiples talents de cet auteur illustrateur, c'est ici.

 

 

 


 

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Devenir un ogre ! Quel projet admirable pour un enfant ambitieux !

Publié le par Za

Cette maxime est tirée de l'admirable ouvrage "les Ogres, encyclopédie thématique de l'ogritude" (Albin Michel).

Dans un préambule délicieux, l'auteure du texte, Sylvie Chausse, nous prévient : "L'aspect scientifique de cet ouvrage peut rebuter. Qu'on le comprenne : l'auteur n'a nullement le désir d'amuser, mais celui, tellement plus noble, d'instruire."


Ce traité fort instructif, donc, est  magnifiquement illustré par Christophe Durual et Philippe-Henri Turin. J'en ressors incollable sur les délicats us et les remarquables coutumes des ogres, leur anatomie, leur vie sexuelle, sans parler, évidemment de l'impressionnant chapitre consacré à la gastronomie... Et je ne peux m'empêcher de vous livrer un extrait de la recette du Bourguignon qui commence par : "Prendre un vigneron de Bourgogne" et se termine ainsi : "Une variante plus relevée, voire exotique, de cette recette se fait tout simplement en prenant le vigneron au moment où il est est train de sulfater sa vigne."
Ce livre, fort instructif donc, et tout à fait sérieux, vous évitera bien des déboires en vous apprenant, par exemple, comment faire la différence entre une montagne et un ogre endormi. Et surtout... Et surtout... Voilà :  je me dois de vous livrer une dernière citation, car la découverte que j'y ai faite est susceptible de bouleverser votre vie, en tout cas, votre prochain mois, surtout si des petits enfants peuplent vos entourages... Bon, allez, j'y vais... "En hiver, l'ogre complète son costume par un habit bordé de fourrure qu'il choisit souvent de couleur rouge afin de ne pas se confondre avec la neige ou les bois noirs. A cette saison, les plus âgés se laissent pousser la barbe pour avoir le menton au chaud." Et quand vous saurez  que "la hotte en osier, permet à l'ogre de transporter facilement les enfant capturés pour avoir les mains libres", votre effroi sera complet et vous vous ruerez chez votre libraire pour faire l'acquisition de cet ouvrage essentiel !

 

Les Ogres

Sylvie Chausse

illustré par Philippe-Henri Turin & Christophe Durual

Albin Michel Jeunesse, 1993

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