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259 articles avec albums

sauvage

Publié le par Za

sauvage

Celui-là n'a même pas eu le temps de rejoindre les rayonnages de la librairie. Il est passé presque  directement du carton de livraison vers mon Cabas hypnotisé par deux grands yeux.

sauvage

Soyons honnêtes, je l'avais aperçu dans sa britannique version et je l'attendais de pied ferme. La voilà donc, la sauvage écarquillée, estampillée Autrement, la dernière fournée peut-être. Une couverture mate au dos toilé dont seuls les yeux et le titre se détachent, lisses et brillant. Une merveille cette couverture ! De quoi regretter encore plus - si c'était possible - la disparition d'Autrement Jeunesse, de quoi pester encore.

sauvage

Personne ne se souvenait du jour où elle était arrivée là. Mais chacun sut aussitôt qu'elle était faite pour vivre dans les bois.

Un peu comme Mowgli mais en plus punchy. Parce qu'elle déborde de vie, notre enfant sauvage. Et que je me peigne avec les renards, et que je pêche avec les ours, et que je roupille dans un arbre creux... Chaque page tournée verra votre maxillaire inférieur tomber d'un cran tant les dessins d' Emily Hughes fourmillent de malice. C'est un festival végétal foisonnant de détails délicieux, de bestioles - le cousinage entre ces ours et ceux de Benjamin Chaud saute aux yeux.

sauvage
sauvage
sauvage

Jusqu'au jour où notre petite sauvage rencontre deux animaux étranges et autoritaire, le mâle étant visiblement de l'espèce des psychiatres. Cette apparition donne lieu à un décalage image/texte tout à fait accessible aux plus jeunes, une tranche de rigolade à partager. D'autant que commence alors chez les deux créatures aux moeurs si étranges, une tentative d'acclimatation à la fois drôle et douloureuse qui met notre héroïne dans des états de rage peu communs....

sauvage

Cette ode à la liberté, à la différence, à l'authenticité est franchement réjouissante !
Et miss Emily Hughes est assurément une dessinatrice à suivre.
D'urgence !

Sauvage
Emily Hughes
Flying Eye Books, Nobrow Ldt, 2013
Autrement Jeunesse, 2014

Quelques liens pour aller plus loin et se régaler encore :
le blog d'Emily Hugues
sa page FB
l'article de Mélanie de la Soupe de l'Espace
l'article de Maria Popova du blog (excellentissime) Brain Pickings
la page d'Emily Hughes sur le site de la maison d'édition Flying Eye Books
d'autres images sur Cartoon Brew

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Publié dans albums, Emily Hughes, Autrement

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le monde t'appartient

Publié le par Za

Le monde t'appartient.
Et tu appartiens au monde.
Tu es libre.
C'est une chance.
Tu es libre.
Même s'il y a parfois de
s limites.

le monde t'appartient

On a parfois besoin de parler simplement de choses complexes, ou qu'on imagine telles. Il faut alors rester simple sans être simpliste, se placer à hauteur d'enfant, j'ai bien dit à hauteur.
Le texte de Riccardo Bozzi ouvre la discussion, appelle d'autres mots. Mais il se suffit aussi à lui même, comme un poème, juste pour la musique des mots et la douce persuasion qu'il apporte. Il s'agit de découvrir sa propre liberté, le vertige qui l'accompagne, les limites inhérentes à son exercice.
Les images d'Olimpia Zagnoli ne sont pas en reste. Elles tiennent de la gommette, de l'épure totale. Elles soutiennent la pensée, l'accompagnent, l'embarquent du côté de la légèreté.

le monde t'appartient
le monde t'appartient

Tu es libre de croire en ce que tu veux.
Ton ami est libre de croire en ce qu'il veut, ou de ne croire en rien.

Mais c'est tout de même ton ami. Et tout est à l'avenant. Parce que derrière cette économie de mots, il n'y a pas d'économie d'idées.

Le monde t'appartient
Riccardo Bozzi & Olimpia Zagnoli
Grasset Jeunesse
mai 2014

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la guerre des bisous

Publié le par Za

Allez, zou, on commence cette nouvelle année avec un truc qui en jette, qui place ce nouvel an sous le signe de la rigolade, et du bisou, du bécot, du bec, du poutou. Parce que par chez moi, on fait des poutous.

la guerre des bisous

Ça commence par un gros bécot dans la salle de sport, un geste spontané qui sème la pagaille. On peut, on peut pas ? Lili avait-elle le droit d'embrasser Jojo ? De bisou en bisou, la contagion gagne, sort de l'école tourneboulée par tant d'effusions pour gagner la ville, le pays, le monde !

la guerre des bisous

La directrice, ça l'a énervée, parce qu'elle n'avait pas encore fait de bisou, alors, elle est sortie en courant dans la cour et a embrassé monsieur Bernard, le surveillant. Monsieur Bernard, il a bien aimé ça, alors, il a rendu son bisou à la directrice, et ça a duré longtemps, longtemps.
Ils ont même pas vu qu'il y avait tous les parents dehors qui venaient de rentrer pour chercher leurs enfants. Mai au lieu de se mettre en colère et de se dire : c'est un scandale ! ils se sont fait des bisous entre eux.

Vincent Cuvellier signe ici un texte sans chichis, qui parlera à beaucoup et fera rigoler les autres. Le dessin de Suzanne Arhex remue, vit, court, boulègue dans tous les sens. Foisonnant au fil des pages, il brosse une galerie de portraits tout à fait réjouissante, des jeunes, des vieux, des gros, des maigres... Tout ce monde, bestioles et gens, s'embrasse sans préjugés, pas parce qu'on milite, non, juste pour s'embrasser en se foutant des règles communes de l'embrassage. J'aime particulièrement la scène de la manif, les pas contents réduits à l'impuissance par cette vague poutouneuse !

la guerre des bisous

Et pendant ce temps-là, dans le coin en bas à gauche, un autre histoire se déroule sans parole, malicieuse comme tout...

la guerre des bisous

Sur ce, je vous embrasse, non sans vous avoir conseillé de lire l'emballement de la Soupe de l'Espace pour cet album épatant !

La guerre des bisous
Vincent Cuvellier & Suzanne Arhex
Gallimard Jeunesse Giboulées
septembre 2014

Et voici donc ma première participation de cette année au...

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en 2015, je continue à lire des albums !

Publié le par Za

en 2015, je continue à lire des albums !

Et c'est reparti pour le challenge Je lis des albums !
42 chroniqués l'an dernier...

en 2015, je continue à lire des albums !

Un projet,
un groupe FB où partager ses lectures,
et surtout merci à l'infatigable Hérisson
qui s'occupe de cette magnifique bibliothèque virtuelle
et anime ce rendez-vous de main de maître !

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Publié dans albums

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animalium

Publié le par Za

animalium animalium
animalium

Du grand, du beau, de l'indispensable. On est au-delà du coup de cœur, c'est du coup de foudre. Il y a des livres qu'on est particulièrement fier d'offrir, en v'là un ! Mais il faut s'accrocher, car on atteint ici des hauteurs rares.

animalium
animalium

Vider la boîte à adjectifs ne serait pas suffisant pour rendre hommage à ce grand bazar soigneusement classé qui se déplie généreusement sur les genoux - 37,7 x 27,7 cm, s'il vous plait ! Entre museum et cabinet de curiosité, cet album devient un compagnon d'émerveillement inépuisable.
Mais il s'agit tout d'abord de survivre à la couverture, aux pages de présentation des chapitres...

animalium
animalium

Après, on plonge. Et là, il faut supporter vaillamment la beauté des planches.

animalium
animalium

Le texte est tout à fait intéressant, n'en doutez pas. Mais je ne me remets pas des couleurs, de la construction des images, de la technique époustouflante de Katie Scott.

animalium

Car nous construisons notre imaginaire à partir de ce que nous connaissons. Chaque créature présentée ici dans l'Animalium existe dans la nature et devient un point de départ pour rêver,créer, imaginer...

Préface de Sandra Knapp (Musée d'histoire naturelle de Londres)

Pour tous les amoureux de la belle édition, pour les adorateurs du chant de la page qu'on tourne, pour les sniffeurs de livres, cette merveille - qui rappelle les splendeurs d'Audubon - est une somme à caresser, à renifler, à conserver avec jalousie, à relire à l'envi. Animalium est à ranger à côté du Bestiaire du Gange, pas loin de Chimères Génétiques.

Animalium
Katie Scott & Jenny Broom
Autrement Jeunesse, novembre 2014

D'autres images et l'emballement de la librairie Les Sandales d'Empédocle par ici !

Les éditions Autrement Jeunesse ont fermé leurs portes il y a un mois environ. Jetez-vous sur les livres de leur catalogue inépuisable tant qu'ils sont disponibles.

animalium

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Soleil d'hiver

Publié le par Za

Aujourd'hui, je dessine une lune sur la buée du carreau.

Soleil d'hiver
Soleil d'hiver

Si cette image ne vous émeut pas, je rends mon tablier.

Un poème de Jorge Lujan, traduit par Carl Norac, une merveille de délicatesse.
Un enfant attend le retour de sa mère, dans cet espace de vague angoisse et d'aventure où tout est possible, même pour cinq minutes. La mère apparait dans le croissant de lune, tout va bien, la nuit peut tomber vraiment.
Illustrer ce poème demandait de la légèreté et infiniment de modestie. Il fallait Mandana Sadat.

Elle traduit si naturellement l'énergie des enjambées de la mère qui rentre à la maison, puis la douceur, la rondeur des bras et de la lune. J'imagine sans peine le moment de lecture que sera cet album auprès de minuscules lecteurs blottis...


Soleil d'hiver
Jorge Lujan & Mandana Sadat
traduction de Carl Norac
Didier Jeunesse, 2005

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Pat Hutchins

Publié le par Za

Pat Hutchins
Pat Hutchins

Attention, voici venir deux réjouissances vintage, cuvée 71 et 72 !

Gare au renard (Rosie's walk) suit la promenade de la poule, très cool, pistée de près par le renard roublard... Simple, clair, précis et franchement désopilant. Car le rusé renard va s'en prendre plein le museau, dans une surenchère de maladresse et de malchance pendant que Rosie, imperturbable, indifférente, marche, marche... Le texte ignore lui aussi superbement le renard, ajoutant au comique de la situation. Mais que cet album est drôle, mais que cet album est beau !

Se prendre un rateau...

Se prendre un rateau...

Les couleurs très seventies en jettent, le graphisme reste résolument moderne. Pat Hutchins travaillait au stylo et à l'encre dans un style ici très voisin de la gravure, de l'art naïf proche du folklore de l'Est.

Pat Hutchins

Bonne nuit hibou joue également de la répétition pour raconter l'histoire d'une exaspération annoncée. Pauvre hibou qui voudrait bien dormir au creux de son arbre, si ce n'est qu'il fait jour et que les autres oiseaux, eux, ne dorment pas. Sans parler de l'écureuil. Et ça grignote, ça piaille, ça pépie, impossible de fermer l'oeil. Tout commence par un magnifique arbre, immuable, où va s'accumuler une joyeuse - et bruyante - cohorte de volatiles. Chaque double page voit arriver une nouvelle espèce d'oiseau jusqu'à la chute, la vengeance du hibou...

(page de titre de l'édition originale)
(page de titre de l'édition originale)

(page de titre de l'édition originale)

Deux albums à partager avec les plus jeunes et à relire souvent !

Pat Hutchins

Gare au renard
Rosie's walk, 1971
traduit de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014

Bonne nuit hibou
Good-Night, Owl !, 1972
tradiot de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014


 

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Marie et les choses de la vie

Publié le par Za

Marie et les choses de la vie
Marie et les choses de la vie

La gourmande Marie vit à l'ombre d'un cerisier, toute à sa complicité avec sa grand-mère adorée. L'arbre est accueillant et la vie est belle. Jusqu'au jour où les rôles s'inversent, et où Marie doit tout mettre en oeuvre pour ramener celle qui n'est plus tout à fait là et qui est devenue lente, si lente...

Marie et les choses de la vie

Des histoires de grands-parents fragiles, lorsque les rôles s'inversent, il y en a. Il commencerait même à y en avoir beaucoup. Mais celle-ci est différente. Elle est d'abord d'une grande délicatesse qui ne cède jamais à la facilité de la tristessse. Le texte de Tine Mortier en dit juste assez pour comprendre, sans alourdir.
Marie savait exactement ce que disait Mamie. Elle le lisait dans ses yeux et cueillait les lettres de sa bouche. Avec précaution. Car Mamie était devenue lente. Vraiment très lente.
Et puis les images de Kaatje Vermeire. De grandes doubles pages, somptueuses. Collages, dessin, tampons, textures, transparences...

Marie et les choses de la vie

Et lorsque Marie veut renouer le fil, l'image renvoie la maladie au second plan pour se concentrer sur la vie, la gourmandises, la couleur et ces petites choses étranges et décalées que la petite fille manie avec art. Soyons honnêtes, le sujet de cet album ne m'aurait pas emballée s'il n'avait revêtu les magnifiques illustrations de Kaatje Vermeire. Ses images affrontent le texte sans le détourner ni l'éluder. Mais malgré tout, elles le tiennent à distance et Kaatje Vermeire sait comme personne adoucir les choses de la vie.

Marie et les choses de la vie

Marie et les choses de la vie
Tine Mortier & Kaatje Vermeire
traduit du flamand par Josiane Bardon

(Mare en de dingen, 2010)
Le Sorbier, 2011

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le chevalier de Ventre-à-terre

Publié le par Za

Oyez, oyez !

le chevalier de Ventre-à-terre

Après le lapin, le chat, les autruches, le champignon, le singe, l'édredon même...

le chevalier de Ventre-à-terre

... Gilles Bachelet s'attaque aujourd'hui à l'escargot, proie peu farouche s'il en est. Cèderait-il à la facilité ? Que nenni ! Car cet escargot-là est des plus rétifs. En effet, il porte armure et lance, arbore un oriflamme. Qui s'y frotte, s'y englue ! Force est d'admettre que ce chevalier est un fier animal, vif, noble, fougueux, racé, portant haut le haume, ne ménageant pas ses efforts. Et même si la journée traine un brin en longueur, il est tout de même passionnant de suivre le sire de Ventre-à-terre en route vers le champ de bataille. Enfin, de bataille... Vers le champ, dirons-nous.

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

Vous l'aurez compris, la désopilance de cet album tient au décalage franc et massif entre le texte et l'image.
Au premier chant du coq, le chevalier de Ventre-à-terre ouvre un oeil et s'exclame: "Pas une minute à perdre ! Pas une minute à perdre !" C'est la guerre. L'armée du chevalier de Corne-Molle, son ennemi juré, a envahi son carré de fraisiers. L'affaire ne peut se régler que par une bataille sanglante et sans merci.
Non mais.
Cependant, c'est sans compter avec le saint patron de notre héros, Saint-Procrastin, dont on peut admirer la représentation sur cette image - où l'on découvre, par la même occasion que les temps ont beau changer, le gastéropode renvoie néanmoins l'homme à ses propres failles. Si, si, je vous jure.

le chevalier de Ventre-à-terre

Non, sérieusement - ça va être coton, mais je tente... Chaque page, chaque illustrations est l'occasion de moult éclats de rire, le calendrier des pompiers dans un coin de la cuisine, la lunch box Hello Kitty, l'ombre de Don Quichotte, l'hommage à Tomi Ungerer et à d'autres illustrateurs respectables, sans parler de purs moments de bravoures, ce champ de bataille qui ne manquera pas de faire frémir les plus sensibles d'entre vous. 
Car avant de vous engager dans cette lecture, soyez conscient du chemin à parcourir, sachez que les images de Gilles Bachelet s'explorent. Elles nécessitent des aller-retours, des lectures approfondies. Oui, elles se méritent. On ne rigole pas avec la rigolade. C'est comme ça. Et c'est un tel plaisir de dénicher les références, les incongruités, les hommages, les clins d'oeil... Tous témoignent de la malice de Monsieur Bachelet. Voilà, c'est ça ! Le chevalier de Ventre-à-terre est un album malicieux.
Mais je réalise que j'en deviens intarrissable.
Je concluerai donc enfin par cet envoi bien senti :

Vous qui suivez fidèlement la page FB de Gilles Bachelet,
lisez ce livre !
Si les prénoms délicieux de Kevin et Humphey vous font pouffer de rire,
lisez ce livre !
Et si ces deux recommandations vous laissent froids,
lisez ce livre quand même, par Saint-Procrastin !
Et prêtez allégeance à messire Bachelet sur le champ,
tas de manants que vous êtes !

Et je veux un papier peint Pomelo moi aussi !

Le chevalier de Ventre-à-terre
Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
novembre 2014

le chevalier de Ventre-à-terre

Un dernier mot, je tenais à remercier Gilles Bachelet pour l'hommage discret rendu à un gastéropode aujourd'hui presque tombé dans l'oubli, mais dont certains entretiennent le souvenir vif et ému...

le chevalier de Ventre-à-terre

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Zita, la fille de l'espace #3

Publié le par Za

Zita, la fille de l'espace #3

Ici Za, qui vous parle en direct du fond de l'armoire... Je me suis réfugiée dans ce recoin obscur afin de pouvoir vous parler du troisième tome de Zita, la fille de l'espace. Les effluves que vous percevez n'ont rien à voir avec les gaz d'échappement d'un quelconque vaisseau spatial. C'est de la naphtaline.
Je n'ai que peu de temps pour vous dire tout le bien que je pense de ce roman graphique. En effet, une horde d'enfant - sans s, il n'y a n'a qu'un - rôde, à la recherche du précieux objet.
- T'es oùùùù ?

Voici donc le troisième tome qui clôt les aventures de Zita, petit bout de fille sans super pouvoirs particuliers, si ce n'est un courage et une loyauté envers ses amis franchement hors du commun. Et une bonne dose d'inconscience aussi, il faut le dire. Mais c'est une héroïne et les héroïnes, c'est comme ça.
- T'es là ?
- Non !

Zita, la fille de l'espace #3

Au début de cette histoire, Zita est envoyée dans un cul de basse fosse par le maître des oubliettes, un affreux de la pire espèce qui, avouons-le, ne semble pas savoir à qui il s'attaque. Car Zita est une dure à cuire.
Pourquoi Fiston 1er est-il devenu fan de Zita, pourquoi a-t-il si facilement contaminé son entourage ?
- Allez, c'est pas que pour moi !
- T'avais qu'à pas le lui promettre ! J'ai une chronique sur le feu, moi !

Zita, la fille de l'espace #3

Zita se lit facilement, dans tous les sens du terme : images et texte. L'essentiel, dans une économie de moyens tout sauf réductrice. Le dessin de Ben Hatke est efficace et même si je ne raffole pas de la mise en couleurs. Son sens du mouvement embarque tout : ça saute, ça court, ça virevolte dans tous les sens ! Et même si l'omniprésence d'onomatopées parfois redondantes m'a un peu gênée, ce troisième et dernier tome clôt la série en forme de feu d'artifice.
- Clang ! Grrrr... CHOOM !
- Ne te fatigue pas, je n'ai pas peur !

Zita, la fille de l'espace #3

Ce serait donc la fin des aventures de Zita - je ne veux pas y croire, Fiston 1er  balaie même cette idée d'un revers de la main dédaigneux. Mais s'il faut en finir, autant que ce soit dans une explosion de créatures nouvelles, squelette déjanté - et désossé, tas de chiffons doté de la parole et d'un sens de l'humour assez particulier, robots, affreux, bestioles, tout un bestiaire interstellaire franchement réjouissant.
- Je peux, ça y est ?
- Ouais, tiens ! Tu n'auras qu'à le ranger avec les deux autres, dans TA bibliothèque !
Et merci qui ?
Voilà. Zita s'en est allée vers de nouvelles aventures, de nouveaux rayonages... Mais jusqu'à quand ?

Zita, la fille de l'espace #3

Zita, la fille de l'espace
tome 3
Ben Hatke
Rue de Sèvres
septembre 2014

 

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