Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

34 articles avec chansongs

Georgia

Publié le par Za

Georgia

Par où commencer ?
Allons-y pour un teaser une bande-annonce.

L'histoire d'abord. Lorsque Georgia emménage dans ce grand appartement avec sa tante, elle vient d'être séparée de ses soeurs. On imagine combien les valises doivent être lourdes, nul besoin de s'appesantir. Elle débarque là, accompagnée de rêves bruyants, encombrants et colorés - gloire à Benjamin Chaud !  L'illustrateur creuse ici du côté de l'invisible, ajoute au texte un pan de fantaisie et de joyeux désordre.

Georgia

Derrière un des murs de cet appartement, quelqu'un joue du violon toutes les nuits. Et Georgia, entre ses rêves et la musique, s'enferme, inquiète sa tante. Avec ce violoniste, c'est un pan de fantastique qui s'impose. Un musicien venu d'un autre temps et qui révèle à Georgia ce qu'elle sera, ce qu'elle est déjà : une chanteuse.

Georgia

Des albums-CD, livres-disques, albums musicaux, on en a écouté des charrettes, avec plus ou moins de bonheur, des chansons plaquées sur un texte, des textes adaptés à des univers classiques... Ici, l'équilibre est parfait et fait de Georgia une expérience immersive. Une trentaine de chansons, un beau travail d'équipe orchestré par Albin de la Simone. Et des interprètes au diapason : Ariane Moffat, Rosemary Stanley, Pauline Croze, Emilie Loizeau, Alain Chamfort... Un beau mélange de pop et de jazz, saupoudré des belles voix lyriques de Karine Deshayes et de Magali Léger, de la maîtrise de Paris.

Cécile de France prête sa voix à l'héroïne, avec simplicité et justesse. Elle est accompagnée avec douceur et bienveillance par Anny Duperey, marraine de l'Association SOS Villages d'enfants.
A mille lieux des textes à thèmes, pouah beurk, Georgia fait preuve d'une saine complexité, entremêlant deux histoires, sans crainte la profondeur, la complexité. L'histoire de Georgia va vous enrubanner tranquillement et vous emmener bien loin de la réalité. Mais tout doucement, l'air de rien et tout vous paraîtra aller de soi, l'incroyable et le merveilleux.

Georgia - Tous mes rêves chantent
Timothée de Fombelle & Benjamin Chaud
Gallimard Jeunesse
novembre 2016

logo challenge albums 2017

Partager cet article

Repost 0

lâche-moi

Publié le par Za

Allez, viens là que je te ferme ton cartable
T´as pas touché tes Miel Pops sur la table
Dans l´ascenseur tu vises le bon bouton
J´entends ton cœur sous ton blou
son

Dehors le ciel est là comme d´habitude
Un peu sali, un peu bas, un peu rude
Devant l´école je te rattache ton bouton
Et toi, tu te colles sous mon blou
son

Allez va, allez lâche-moi, allez va-t´en, va mon amour
Plus tu partiras, plus tu seras heureuse un jour
Sur le fil tu mènes la danse
C´est pas facile et ça balance
Je te tiens
, va

Allez va, allez lâche-moi, lâche-moi la main, va voir autour
Plus tu grandiras, plus tu apprendras tous les jours
A nager dans le grand bain et à te jeter à ton tour
Je te tiens,
va

On dit que la vie, elle est semée d´embûches
C´est pas si grave, ça rime avec peluches
Celles qui un jour prendront toute la poussière
Larguées sur ton étag
ère

Allez va, allez lâche-moi, allez va-t´en, va mon amour
Plus tu t´en iras, plus tu seras heureuse un jour
Sur le fil tu mènes la danse
C´est pas facile mais tu te lances
C´est la vie
, va

Allez va, allez dégage, allez tire-toi, tire-toi et cours
Plus tu grandiras, plus tu prieras pour qu´à mon tour
Je te lâche enfin la main et tout le reste, pour qu´un beau jour
C´est ta vie,
va

Allez, viens là que je t´enlève ton blouson
C´était comment aujourd’hui ? Et ta leçon?
La maîtresse m´a dit qu´elle t´a mis un A
Pour la peine, ce soir, open bar Nute
lla


Clarika / Hugo Renard
2009

 

A la demande générale de my King, j'agrandis la photo du début de l'article.

lâche-moi

Publié dans chansongs

Partager cet article

Repost 0

chouchou wi gum

Publié le par Za

C'est par cette approximation délicieuse que cet album est connu chez nous.

chouchou wi gum

Un livre-CD de comptines anglaises malicieusement illustrées par Sally Gardner où l'on retrouve tous les classiques, Tommy Thumb, The grand old Duke of York, Incy Wicy pider, The wheels on the bus... Et surtout, le morceau d'ouverture du disque,  Down by the station, qui se termine sur ses mots : "Chug, chug, chug and off we go", devenu "chouchou wi gum" dans la bouche de Petitou.

Les illustrations suivent le texte fidèlement, restituent l'ambiance de la comptine avec douceur et naïveté.

chouchou wi gum
chouchou wi gum

L'enregistrement qui accompagne l'album est lui aussi une réussite totale. Des arrangements sans effets superflus, deux chanteuses extrêmement justes, élégantes et jamais mièvres. J'ai pu / j'ai dû écouter ces chansons des centaines de fois dans la voiture, à la maison, sans jamais m'en lasser, c'est vous dire !

Voici donc un album qui nous accompagne fidèlement depuis des années, sans jamais nous avoir trahi.
Et ce n'est pas rien.

Pour en écouter des extraits, c'est par ici, sur le site d'Orion.

 

Playtime Rhymes

illustré par Sally Gardner

interprété par Angela Dijksman & Heather Chivers

Orion's Book Publisher, 1996

Partager cet article

Repost 0

Charles Trenet pour les enfants

Publié le par Za

La rencontre est évidente.

La proposition coule de source.

Offrir l'univers de Charles Trenet aux enfants, c'est les vacciner à jamais contre la médiocrité, ouvrir les portes de la poésie, goûter la folie douce.

Charles Trenet pour les enfants

Marie Dorléans l'a compris et donne aux chansons de Trenet un écrin de couleurs, un souffle vivant aussi extraordinaire que le jardin du poète. Charles Trenet, en noir et blanc, évolue dans des images éclatantes où les oiseaux fleurissent dans les arbres, où sautillent de jolies dames cout vêtues. Tout Trenet est là, avec son optimisme teinté de mélancolie.

Il y a une élégance folle dans ce travail d'illustration sans ombre, tout en transparence et en à-plats précis, croustillant de détails souriants. Un cheval rouge y côtoie un kangourou ailé, une grosse dame jaune et toute nue danse sur le rebord d'un chapeau mou, pendant que Boby bécote la belle Babée...

Quel bonheur de redécouvrir ces textes, leur fantaisie magistrale qui fait de Charles Trenet un auteur à part, un poète à part entière.

Charles Trenet pour les enfants

L'album est accompagné d'un enregistrement des chansons illustrées, 12 titres magnifiquement orchestrés par Xavier Thibault du Grand Orchestre du Splendid dont on reconnait la verve. On est embarqué dans un swing moderne irrésistible et je vous mets au défi de ne pas chanter à tue-tête, en dansant - pour les plus sportifs. Un seul bémol dans cette belle musique. L'interprétation de Jacques Aurogné est extrêmement fidèle à l'esprit, à la limite du mimétisme. Autant alors aller directement écouter les originaux... Si l'esprit de Trenet vit aujourd'hui, c'est plutôt chez Higelin ou du côté de Thomas Fersen qu'il faut le chercher. Mais cet avis n'engage que moi, petite narbonnaise élevée à Trenet depuis son berceau...

 

Charles Trenet pour les enfants

Quoi qu'il en soit, cet album est vraiment l'outil idéal pour découvrir les chansons de Charles Trenet et les éditions des Braques ont réussi le pari haut la main !

 

Charles Trenet pour les enfants

illustré par Marie Dorléans

chansons interprétées par Jacques Aurogné

arrangements de Xavier Thibault

Les éditions des Braques, 2012

 

Je vous ai bidouillé une petite play-list avec les chansons du livre,

chantées par le grand Charles, mais aussi par monsieur Higelin...

 

Gabriel de la Mare aux mots a beaucoup aimé !

 

Partager cet article

Repost 0

woodkid on stage

Publié le par Za

Prenez le temps d'écouter, de regarder ce concert de Woodkid aux Nuits de Fourvière. Il y est accompagné avec grande classe par l'Orchestre National de Lyon.

Là où on aurait pu attendre, voire craindre, une restitution froide du beau poème symphonique qu'est son premier album, Woodkid nous offre une prestation pétrie d'émotion. Alors non, il n'est pas à proprement parler une bête de scène. Il faut le voir avec sa casquette, sa barbe, son petit air timide... Il n'est pas non plus un monstre vocal, juste un formidable raconteur d'histoires, capitaine d'une machinerie musicale parfaite, ambitieuse et juste lyrique ce qu'il faut.

Enthousiasmant !

Publié dans chansongs

Partager cet article

Repost 0

the golden age

Publié le par Za

woodkid

Voici Woodkid et son sidérant - sidéral Golden Age. Sidérant parce qu'il m'a laissée sans voix, sidéral parce qu'il pourrait y être question d'un autre monde, bien au-delà des étoiles. Quatorze titres d'une pâte sonore riche et profonde, en forme d'embarquement symphonique impeccable, minutieux, pensé dans les moindres recoins.

Cet enregistrement est à écouter d'une traite. Et ça envoie du violon, de l'envolée cinématographique, du galop effréné, des cuivres cinglants. J'avoue un penchant tout sentimental pour l'introduction de la chanson The Great escape, balayée immédiatement, comme on essuie à la va-vite une larme incongrue.

 

 

Et puis il y a les clips. Woodkid, alias Yoann Lemoine est photographe et réalisateur. Au commencement, il y eut Iron (2011), un clip à l'esthétique forte, au noir et blanc léché, premier volet qui devait conduire à l'actuel album.

 

 

J'ai vu dans le second - mais je me trompe peut-être - une allusion au plus grand album de tous les temps, Where the wild things are (Max et les maximonstres) de Maurice Sendak. Cet enfant courant au devant de sa quête, accompagné de créatures moussues, à la fois effrayantes et rassurantes, qui ne manquent pas de l'adouber avec un casque à cornes... Dans ce clip, comme dans le premier, les forces naturelles de l'imagination s'opposent à une architecture vide, froide et rigoureuse.

 

 

Le monde de l'enfance est présent dans la musique et l'esthétique de Woodkid. Mais une enfance perdue, cet âge d'or révolu de la première chanson de l'album. 

 

 

Le dernier clip gravit encore quelques marches vers l'étrangeté, côtoie les baleines dans une scène envoûtante jusqu'au vertige. Quel étrange pasteur que cet organiste s'exprimant en russe dans un temple tout ce qu'il y a d'anglo-saxon, et avertissant l'auditoire qu'il va lui raconter l'histoire d'un homme mort deux fois*...

 

Alors non, vous ne sautillerez pas de joie guillerette en écoutant l'album de Woodkid, mais vous aurez aperçu un personnage talentueux, intriguant, touchant, à suivre assurément.

 

Woodkid

The Golden Age

Green United Music

mars 2013

 

Vous pouvez lire l'interview accordée par Woodkid à Libération.

 

* Non, je ne parle pas russe,

mais Bree oui,

et c'est tout comme.

Grazie sorella mia !

Publié dans chansongs, Woodkid

Partager cet article

Repost 0

vorfreude # 2

Publié le par Za

Vous faites quoi en mars, vous ?

À part le printemps, je veux dire.

Parce que...

 

sanseverino

 

Je n'en ai entendu que deux chansons et déjà je trépigne.

 

 

Dans les bigorneaux, y a du manganèse,

Y a de la pectine dans les chevrotines,

De l'électricité dans l'acide citrique,

Dans le patchouli y a des brocolis,

Mais y a rien de rien dans la tête à Freddy.

 

Et, plus loin, la phrase définitive qui devrait changer votre vie, enfin, vos mois de février à venir, méditez :

La Saint-Valentin, c'est la Toussaint du slip.

 

Publié dans chansongs, Sanseverino

Partager cet article

Repost 0

vorfreude # 1

Publié le par Za

J'ai déjà évoqué ici ce concept qui fait mon bonheur : celui de l'avant-joie (vorfreude).

Je crois que, parfois, je préfère les choses avant.

Alors tout à l'heure, quand avant Lincoln, j'ai vu cette bande-annonce...

Tiens, en parlant de Lincoln, j'ai passé tout le film, soient deux heures et demie, à me dire : "c'est dingue ce que Daniel Day-Lewis ressemble aussi à Gregory Peck dans Moby Dick". À moins que ce ne soit le capitaine Achab qui ressemble à Lincoln, enfin, vous me direz...

 

lincoln-moby_dick.jpg

 

Et l'avant-joie, me direz-vous ?

La voilà !

 

 

Les Misérables ! The Miz, comme ils disent là-bas ! Rien qu'à entendre la chanson de la bande annonce, j'avais des frissons à peu près partout. Les Misérables, la comédie musicale de Boublil et Schönberg, qui, après une création en France - et en français - en 1980, a connu un succès phénoménal à Londres et à Broadway où elle est jouée depuis 1985.

Les Misérables, c'est la comédie musicale dans toute sa splendeur, pas l'escroquerie qu'on nous vend ici pour telle. La musique de Claude-Michel Schönberg est lyrique, épique, portée par le souffle de la démesure de cette histoire.

 

 

Et il lui en faut des voix, des vraies, qui envoient, parce qu'on est là pour pleurer, frissonner. Oui, nous sommes un peu loin de Victor Hugo. Mais franchement, je dois avouer, et malgré l'admiration forcenée que je porte au grand homme, ça m'est totalement égal. Vous ne gâcherez pas mon avant-joie.

Et puis le film.

Allez, j'envoie l'affiche.

 

les_miserables.jpg

 

Et ne venez pas me dire que ça n'en jette pas.

Non mais vous avez vu la distribution ?! Eh, les filles - et les garçons ! Hugh Jackman en Jean Valjean ! Et Russell Crowe jouant Javert ! La délicieuse Anne Hathaway prêtant sa fragilité à Fantine... Mais j'avoue que ce qui me mets le plus l'eau à la bouche, c'est quand même Helena Bonham-Carter et Sacha Baron-Cohen incarnant les Thénardier. Vous ne gâcherez pas mon avant-joie, je vous dis !

Et je vous mets au défi de quitter la salle sans fredonner...

 

 

Je trépignais dans mon fauteuil, j'avais envie d'être le 13 février.

C'est ça, l'avant-joie.

Publié dans chansongs

Partager cet article

Repost 0

ilo veyou !

Publié le par Za

Ça vient de se terminer, et c'est une si belle chose.

Vocalement, bien sûr, elle est hors norme.

Mais pas seulement.

Merci Camille.

 

 

Publié dans chansongs, Camille

Partager cet article

Repost 0

Florange, un nom en ...ange

Publié le par Za

 


[...]
La vallée d'la Fensch ma chérie
C'est l'Colorado en plus petit
Y a moins de chevaux et de condors
Mais ça fait quand même autant de morts
Ma belle femelle de métal
Je t'invite dans mon carnaval
Ici la cadence c'est vraiment trop
Ici y a pas d'place pour les manchots

[...]

Tu ne connais pas, mais t'imagines
C'est vraiment magnifique une usine
C'est plein de couleurs et plein de cris
C'est plein d'étincelles surtout la nuit
C'est vraiment dommage que les artistes
Qui font le spectacle soient si tristes
Autrefois y avait des rigolos
Ils ont tous fini dans un lingot
Le ciel a souvent des teintes étranges
Le nom des patelins se termine par ..ange
C'est un vieux pays pas très connu
Y a pas de touristes dans les rues

http://www.lexpress.fr/pictures/888/455143_le-site-d-arcelormittal-a-florange-en-moselle-le-1er-octobre-2012.jpg

photo afp

Fensch Vallée

paroles et musique Bernard Lavilliers

Histoires, 1999

Publié dans chansongs

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 > >>