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34 articles avec chansongs

l'homme de cro, l'homme de ma, l'homme de gnon !

Publié le par Za

Comme vous l'avez sans doute compris depuis bien longtemps, finauds que vous êtes, je n'ai créé ce blog que dans le but d'y faire de temps en temps plaisir à mes amis. J'enrobe le tout sous des dehors plus ou moins sérieux, des considérations plus ou moins littéraires. Aujourd'hui, c'est cadeau pour The King of All-long  - qui, question pseudo et musique polyphonique, a toujours assuré.

 

Dans un genre inquiétant, Fiston s'est l'autre jour écrié :

"Je confonds toujours les 4 Barbus et les Frères Jacques !"

Passé le moment de stupeur et l'étranglement accidentel à coup de brocolis vespéraux, j'ai foncé dans sa chambre, regardé sous le lit, dans les placards. Pas la moindre petite trace d'une quelconque machine à remonter le temps que le minuscule aurait construite en loucedé alors que je le croyais penché sur son solfège. J'ai alors ressorti le livret de famille histoire de vérifier sa date de naissance. Non, il est toujours plus jeune que moi, plus jeune que ses grands-parents aussi. C'est seulement alors que j'ai battu ma coulpe. Oui, c'est de ma faute, de ma très grande faute si la progéniture, outre le fait impardonnable de les confondre, connaît les Frères Jacques et pire, les 4 Barbus.

 

Les-Quatre-Barbus.jpg

 

Il  y aurait de quoi confondre en effet, tant le répertoire de ces deux groupes vocaux est proche, jusqu'à leurs réjouissants enregistrements de chansons paillardes - ou jusqu'à leurs enregistrements de chansons paillardes réjouissantes, comme vous préférez. Réjouissantes mais pas à mettre entre les oreilles de la progéniture, qui, au pire, n'y comprendrait que couic. Voulant lui faire écouter l'immarcescible Honneur aux barbus, chanson purement jubilatoire (texte de Francis Blanche, musique de Gioacchino Rossini, s'il vous plaît), nous sommes tombés sur un monument de la chanson française, excusez du peu.

 

Amis de l'archéologie et de la peau de bête, ceci est pour vous !

 

Publié dans chansongs

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à chaque pas...

Publié le par Za

En ce jour de rentrée, une petite ritournelle à se fredonner, en boucle, ça devrait finir par marcher...

 

 

Cette chanson est interprétée par Isabelle Carré dans Les émotifs anonymes, un si joli film que je ne connaissais pas et qui m'a fait passer un joyeux moment. C'est le genre de chanson avec lequel on devrait toujours commencer la journée ! La musique me disait bien quelque chose... C'est une reprise d'un air de The Sound of Music, I Have Confidence, chanté à l'origine par l'immense Julie Andrews. D'un côté, une fragilité délicieuse, de l'autre l'assurance, l'énergie. Deux versions indispensables !

 

 

images.jpg
220px-Sound_of_music.jpg

Publié dans chansongs

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amour vache

Publié le par Za

Aujourd'hui, c'est amour vache.

On verra demain...

 

 

Allez, j'avoue.

Je ne connaissais pas Jeanne Plante.

Grave lacune.

Jeanne Plante est une raconteuse d'histoire,

un univers singulier,

perché,

barré...

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Tu me demandes
Si je te trouve beau
Je réponds oui
Bien sûr chéri

En vrai je te trouve affreux
Je voudrais te crever les yeux
Et passer ton gros bidon
Dans la machine à jambon

 

Je mens je mens
Tout le monde nous trouve charmants
Je mens je mens je mens
Je mens je mens je mens
Ça ne me cause aucun tourment



Tu me demandes souvent
Si je te trouve intelligent
Je réponds oui
Bien sûr chéri

 

En vrai je te trouve rasoir
Y’a des jours où j’peux plus t’voir
Tes discours sont emmerdants
Je m’endors en t’écoutant

Je mens je mens...




Tu me demandes parfois aussi
Si je te trouve gentil
Bien sûr chéri
En vrai je te trouve moyen

Avec ça un peu radin
J’voudrais te casser la gueule
Te laisser crever tout seul
En vrai je te trouve très con
Je voudrais te couper le son
Te voir pendu haut et court
Plus écouter tes discours

 

Alors
Je mens je mens...

 

jeanne-plante.jpg

Hier soir tu m’as demandé
Si je te trouvais en forme
Dans un éclair inspiré
J’ai chopé le chloroforme
Tu t’es pas senti partir
T’avais un dôle de sourire
Le docteur condoléances
A dit vraiment c’est pas d’chance

 

Depuis
Je mens je mens
Et je trouve l’avenir charmant
Je mens je mens je mens
Je mens je mens je mens

Ça ne me cause aucun tourment


Je suis la veuve araignée
J’attire les esseulés
Voilà une jolie victime
T’as une gueule de pousse au crime
Tu n’sais pas encore mon cœur

Qu’à minuit viendra ton heure

Je tue je tue
Avec un plaisir aigu
Je tue je tue je tue
Je tue je tue je tue
Et nul n’en a jamais rien su

 

paroles & musique : Jeanne Plante

 

La veuve araignée (2012)

éditions Acousti Studios

 

le premier album de Jeanne Plante

Les mots cachés (2009)

coprodution Futur Acoustic et BP Productions


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/2/2/0794881922222.jpg

 

 

Publié dans chansongs

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au café du canal

Publié le par Za

C'est ça, des fois, de ranger le bureau !

On retombe sur d'anciennes choses, des cassettes audio, par exemple. Oui, ces machins fragiles qui parfois s'entortillaient dans les têtes de lecture, ruban marron à jamais inécoutable. Celle-là, j'ai dû la chouchouter, elle est toujours impeccable. Et pour cause. Elle renferme une des plus belles chansons que je connaisse. Un texte superbe, tout de retenue, d'infinie pudeur...

 

 

La musique est parfaite, la sobriété de l'arrangement d'une fragilité touchante.  L'interprétation de Pierre Perret, dont on croit entendre les larmes retenues, en embuscade au fond de la gorge, est bouleversante. Il se balade, funambule, aérien, élégant, brûlant. Il y a si longtemps que je ne l'avais entendu, ce Café du Canal. Ne me dites pas qu'il vous laisse de marbre, je ne vous croirais pas ! 

 

Chez la jolie Rosette au café du canal
Sur le tronc du tilleul qui ombrageait le bal
On pouvait lire sous deux coeurs entrelacés
Ici on peut apporter ses baisers
Moi, mes baisers je les avais perdus
Et je croyais déjà avoir tout embrassé
Mais je ne savais pas que tu étais venue
Et que ta bouche neuve en était tapissée

 

La chance jusqu'ici ne m'avait pas souri
Sur mon berceau les fées se penchaient pas beaucoup
Et chaque fois que je tombais dans un carré d'orties
Y avait une guêpe qui me piquait dans le cou
Pourtant ma chance aujourd'hui elle est là
Sous la tonnelle verte de tes cils courbés
Quand tu m'as regardé pour la première fois
Ma vieille liberté s'est mise à tituber

 

On était seul au monde dans ce bal populeux
Et dans une seule main j'emprisonnais ta taille
Tes seins poussaient les plis de ton corsage bleu
Ils ont bien failli gagner le bataille
J'aime le ciel parce qu'il est dans tes yeux
J'aime l'oiseau parce qu'il sait ton nom
J'aime ton rire et tous ces mots curieux
Que tu viens murmurer au col de mon veston

 

Et je revois tes mains croisées sur ta poitrine
Tes habits jetés sur une chaise au pied du lit
Ton petit coeur faisait des petits bonds de sardine
Quand j'ai posé ma tête contre lui
Dieu, tu remercies Dieu ça c'est de toi
Mais mon amour pour toi est autrement plus fort
Est-ce que Dieu aurait pu dormir auprès de toi
Pendant toute une nuit sans toucher à ton corps

 

Chez la jolie Rosette au café du canal
Sur le tronc du tilleul qui ombrageait le bal
On pouvait lire sous deux coeurs entrelacés
Ici on peut apporter ses baisers

 

Les Ogres ne Barback ne s'y sont pas trompés, qui ont repris cette chanson à leur belle manière, sur ce disque...

 

61W4frEFQkL.jpg 

 

 

 

au café du canal

paroles et musique de Pierre Perret

éditions Adèle, 1977

sur l'album "Lily"

 

J'aurais pu signer ce post mem 9...

Et d'ailleurs, je le fais voilà.

Comprenne qui pourra.

mem 9

Publié dans chansongs

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dentelles d'hiver

Publié le par Za

Parce qu'il est derrière nous, et que l'ai trouvé affreux.

Pour ces chansons qui m'ont accompagnée

durant ces jours de froid et d'engourdissement.

 

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La première m'a époustouflée avec cette chanson à la technique parfaite, à la mélodie toute de silences et de retenue, de souffle brodé, de temps suspendu. Du travail de dentellière, fin, délicat, fort, magistral.

 

Je suis le bruit du vent dans les arbres.

 

 

 

La seconde nous a conté une belle histoire d'amour éternel et déchirant. C'est irrésistible et généreux, comme toujours avec Émilie Simon...

 

Publié dans chansongs, Camille, Emilie Simon

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v@c@nces

Publié le par Za

 carcassonne227

 

 

 

Nous partirons sur la route de Narbonne,

toute la nuit le moteur vrombrira,

et nous verrons les tours de Carcassonne

se profiler à l'horizon de Barbaira...

Publié dans chansongs, Charles Trenet

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l'herbe tendre

Publié le par Za

 

D'avoir vécu le cul dans l'herbe tendre

et d'avoir su m'étendre

quand j'étais amoureux

J'aurais vécu obscur et sans esclandre

en gardant le coeur tendre

le long des jours heureux

Pour faire des vieux os

faut y aller mollo

pas abuser de rien pour aller loin

Pas se casser le cul savoir se fendre

de quelques baisers tendres

sous un coin de ciel bleu

 

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1968

interprété par Michel Simon et Serge Gainsbourg

paroles : Serge Gainsbourg

musique : Serge Gainsbourg & Michel Colombier

 

Publié dans chansongs

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le jardin de mes soucis

Publié le par Za

C'est comme retrouver une vieille amie qu'on avait un peu perdue de vue et se souvenir tout à coup pourquoi on s'aimait. Alors on regrette un peu le temps perdu et la vie qui s'amuse parfois à séparer les gens, par pur jeu, par vague méchanceté.

 

 

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Allez savoir pourquoi j'ai franchi la porte de cet album et me suis laissée embarquer. Alors je vous l'annonce: elle est de retour ! Ma chère Maurane dont les chansons ne me plaisaient plus, dont les mots ne me touchaient plus, dont j'avais fini par presque oublier la voix. Cette voix qui me transportait, qui me collait à la peau, avec ce léger souffle sur les cordes vocales qui donne un grain de voix à réveiller les morts. Elle est de retour, ma chère Maurane, avec de beaux textes, des mélodies élégantes, des arrangements vertigineux. Est-ce d'avoir chanté Nougaro qui lui a redonné le goût des  chansons dans lesquelles on se coule avec délice, comme celle-ci : 

 

 

Sur cet album, Maurane s'est entourée des meilleurs. J'ai bien dit les meilleurs, car j'aime les deux premiers d'amour, François Morel, Juliette, Art Mengo, Brigitte Fontaine, Jean-Claude Vannier, Marie Nimier... Il y a du jazz sur ce disque, du swing, du ska, des rythmes francs et enlevés, des moments bleus de jolie brume, de doux spleen. Il y a des mélodies sur lesquelles s'étendre voluptueusement, pour regarder passer le temps, loin, pour laisser couler des larmes douces, pour laisser enfin filer les mots d'amour retenus.

 

 

 

Ma chère Maurane, merci d'être de retour, vous me manquiez, je crois. Vous me manquiez autant que je vous aime.

 

 

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Publié dans chansongs

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l'oracle du vendredi

Publié le par Za

Petit jeu idiot.

Prenez un iPod argenté (c'est impératif), branchez-le sur un ordinateur portable rouge (c'est préférable), dépourvu du programme iTune. Ouvrez le dit iPod. Les milliers de chansons qu'il recèle apparaissent sous forme de fichiers anonymes (en tout cas chez moi). Jusque là, vous me suivez ? Cliquez au hasard et écoutez ce que l'oracle a à vous dire...

 

Hier, dans une classe déserte d'enfants mais envahie de cahiers à corriger, voici les deux chansons qui sont sorties de son chapeau - car l'oracle porte un chapeau melon c'est comme ça.

J'ai eu du mal à y croire, mais la première, c'était la Valse du blues du livre, de l'indépassable Sanseverino. Je suis sûre que cette chanson amusera nombre d'entre vous...

 

 

Épatée par cette coïncidence, j'ai ouvert une autre chanson, au hasard, et je me suis arrêtée là, tant ce texte m'est cher, tant cette voix me manque.

 

Tendre l'autre joue

lorsqu'on s'embrasse l'une

pondre des poutous

comme un prunier des prunes...

 


 

Vous en connaissez beaucoup, vous, des chansons avec le mot poutou dedans ? Alors, rien que pour ça, pour ce mot si doux à mon oreille, pour ce mot qui claque sur ma joue... Un mot comme on n'en fait plus, tendre et enfantin, qui me rappelle les cartes de mes grands-parents, celles qui finissaient par gros poutous. J'aime aussi sa variante régionale, et dont je n'use qu'avec quelques happy few, poutounas. Et que dire de la version redondante et pléonastique, pour ne pas dire rabelaisienne, gros poutounas, voire même, dans les grandes occasions, énhaurme poutounas !

Alors ce mot, que j'ai refait mien depuis quelques temps, s'il vous plait, je vous l'offre.

Et je confie au vent frisquet d'octobre,

pour qu'il vous les apporte,

quelques tendres poutous.

Publié dans chansongs

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sttellla

Publié le par Za

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Je n'ai jamais eu peur d'enfoncer les portes ouvertes - c'est tellement moins fatigant.

Alors, oui, j'aime Sttellla.

Et ce disant, je vais sans doute me griller auprès des gens de bon goût. Je vais sans doute provoquer des haussements de sourcils gênés chez les amoureux de la chanson sérieuse. Je vais sans doute m'attirer les foudres des défenseurs de la langue française, en l'occurence wallone. Mais depuis que Petitou chante en boucle "la banane" de Katerine, je ne risque plus rien.

Rien.

 

Sttellla, donc.

 

 

Pour ceux qui n'en croiraient pas leurs oreilles, si, si, vous avez bien entendu :

 

Elle était italienne, c'était l'étrange napolitaine...

 

Elle était bien élevée, ce sont des choses qu'iceberg...

 

Louons donc au plus haut des cieux le talent intersidéral de Jean-Luc Fonk, grand manitou de la chanson à chute. Il faut bien avouer que musicalement, on est tellement loin dans le second degré, mais loin, si loin, que je n'épiloguerai pas.

 

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Pour aimer Sttellla, il faut supporter le calembour forcené, ne pas craindre l'à peu près, bref, seuls les tout terrain de l'humour survivront à cet article. Quant aux autres, j'espère qu'ils me pardonneront, reviendront sur ce blog - dont je promets de faire remonter le niveau dès que possible... c'est à dire quand j'aurais fini de me bidonner en lisant la liste des titres des chansons de Sttellla : Quelle heure reptile, Plus cool que le Titanic, Il faut tourner l'Apache, L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau, Parmesan autour de toi, Monument aux morses, The dark Side of the moule...


CD - Sttellla moule

 

Publié dans chansongs

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