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53 articles avec in my heart

just for you Karen B.

Publié le par Za

Ne vous sentez pas exclus, les autres et régalez-vous de cette chanson, spécialement posée ici pour une dame si chère à mon coeur et dont les grandes ailes vont l'emporter bientôt sous d'autres cieux, où je ne manquerai pas d'aller la voir.

Maintenant, c'est écrit, je ne peux pas faire autrement !

 

 

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poils, plumes & cailloux

Publié le par Za

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On s'approche, on s'apprivoise au fil des visites.

La prochaine fois, c'est sûr, j'aurais un sourire !

 

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herbe roussie par l'hiver, poil dru,

comme l'impression de ne pas changer de matière

 

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"Quant à l'Auvergnat de race très pure, la zoologie nous fait voir que, sous un gilet de laine marron , qui se boutonne et qui a quatre poches, il porte un pull-over de couleur aubergine sous lequel il a mis un chandail qui dissimule quelques menus lainages superposés sur l'épaisse chemise qui recouvre son tricot de peau. Ce qui est pratique pour les ménagères. Les ménagères du Haut-Cantal se servent couramment du grand-père, qui est assis à côté du feu, comme d'une pelote à épingles. Il est immobile et pure laine. Comment se passerait-il d'un hiver rigoureux ? L'été l'éprouve déjà beaucoup, l'hiver le repose un peu de ses nombreux lainages."

Alexandre Vialatte, Bestiaire, Arléa

( chronique publiée dans le journal la Montagne )

 

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des rochers de basalte, percés de grottes à trésors

 

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saisir l'insaisissable, la douceur du feu follet de laine blanche

 

 

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d'autres pierres dans des parfums de sel

 

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L'auteur de ce billet remercie pour leur aimable participation :

les inestimables Salers du Bout du Monde,

le rocher de Bredons pour ses mystères,

les agneaux de Saint-Germain, Millau

les pierres d'Aigues-Mortes

les gabians du Grau du Roi

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décembrrrrrrrr

Publié le par Za

 

 

 

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le Plomb du Cantal surveille son monde gentiment engourdi de gel,

loin, loin sous le zéro

 

 

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 le Plomb, au bout de mon bonnet pointu

(photo © P.L.)

 

 

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 la rivière,

sur son trente et un de dentelles transparentes

 

 

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  toute en ombres chinoises délicates

 

 

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 et l'on ne fait plus la différence entre la terre et l'onde

 

 

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qui fond lentement sous le regard du promeneur 

 

 

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le promeneur qui parfois dérange, souvent intrigue

 

 

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 drues, velues, hirsutes, mal peignées

 

 

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sabots dans la neige,

qui a dit qu'il faisait froid

 

 

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accident de guidon

 

 

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 cabane à lapins

toutes fenêtres closes

 

 

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  revenir avant la tombée du jour,

un peu froid aux genoux finalement

 

 

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le feu dans les arbres, il est temps de rentrer

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cher Père Noël...

Publié le par Za

Pour accompagner ce post de saison, ma chanson de Noël favorite interprétée à grand coup de velours par un crooner comme on n'en fera plus...

 

 

 

 

Bon, la Marelle et moi, il y a longtemps qu'on est en phase...

Cette année, pour Noël, nous battons tous les records de télépathie.

Mais voyez plutôt:

 

pluto

 

D'accord, elle est facile mais on ne va pas toujours faire dans la difficulté, surtout l'hiver, je dois réserver mon énergie pour supporter le froid, la neige, le verglas,  tout ça...

 

Revenons à la Marelle et à cette photo captée sur leur indispensable blog:

 

 

mes-chaussons.jpg

 

Alors, d'abord, l'article s'appelle "des cabas plein la hotte". Bon début. Les cabas de Mademoiselle Héloïse font ma joie depuis longtemps, leur prix tout à fait raisonnable en faisant le cadeau idéal pour la cabaïsta que je suis. Je dis ça, je dis rien...

Mais surtout, surtout, pour ceux qui me connaissent intimement, c'est à dire qui sont déjà venus l'hiver à ma maison,  me prouvant par là-même leur amour, parce que bon, c'est pas la Laponie mais il y a des matins où quand même... Eh bien, les chaussons en photo... Ce sont tout simplement les miens !!!! Les fidèles, germaniques et increvables chaussons oranges, les mêmes je vous dis !

La preuve :

 

mes chaussons 2

 

mes chaussons 3

 

Alors bon, cher Père Noël, avec toute l'énergie que je déploie depuis plus d'un an, ici-même, à promouvoir le cabas dans tous ses états, en sac à tricot, en stockage de livres, en cartable, en réserve à idées, en déversoir de mots et d'humeurs... Ce serait quand même le diable si au pied du sapin, sous la poudreuse cantalienne, il ne se trouvait pas un joli cabas...

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on a une relation comme ça, la neige et moi

Publié le par Za

Le seul avantage de la neige, je l'ai découvert ce matin.

Au lieu de passer un précieux quart d'heure en supplications tendres et énervées, "Petitou, il est l'heure, debout, on va être en retard, allez, on se lève, etc...", il a suffit d'un simple "il a neigé" et hop ! nous voici prêt à affronter les éléments, et en pyjama, s'il le faut !

Les récriminations ne viendront que plus tard, sur le chemin. "Et pourquoi on habiterait pas dans le Cantal ? Parce que, là-bas,  y en a beaucoup plus, de la neige !"

Justement.

Parce que.

 

 

givre.JPG

(cauchemar)

 

 

Ma relation à la neige, allez savoir pourquoi, n'est pas dénuée d'une certaine phobie. Karen B. from Kenya, à l'abri de ce genre d'avanie, est priée de compatir. Merci.

Je trouve tout ce blanc monotone, triste et ennuyeux. Qui n'a jamais fait Lyon/Nancy en train Corail (oui, ça date ) avec la neige pour seul paysage ne peut comprendre et est prié de me laisser poursuivre.

J'en entends d'ici me dire qu'il y a des nuances dans le blanc.

Admettons.

Je déteste le contact à la fois brûlant et glacé de la neige. "Mais on peut faire des batailles de boules de neige, des bonshommes, des igloos !", vous entends-je rétorquer. Certes, sauf que je perds tout sens de l'humour lorsque, par moins cinq degrés, on introduit une matière froide et mouillée dans mon cou.

Et puis surtout, je n'ai aucun goût pour ce qu'il est fashion d'appeler la glisse. J'ai les genoux fragiles (surtout le gauche, plaignez-moi) et cette idée d'insécurité dans l'équilibre m'est tout simplement odieuse.

Je me déçois moi-même. Alors que je cultive précieusement cette part d'enfance qui m'envahit dès que je croise un sapin de Noël, je me transforme immédiatement en adulte maussade à  l'apparition du moindre flocon qui ne fondrait pas dans la seconde. Moins maussade depuis que je vais travailler à pied, mais quand même...

 

Depuis longtemps, je voulais bidouiller un petit texte sur mon aversion hivernale. C'est fait, nous n'y reviendrons pas. Mais si vous avez trois minutes encore à m'accorder, regardez ce qui suit - et excusez-moi pour les sales secondes de pubs infligées avant la vidéo proprement dite, elles ne sont évidemment pas de mon fait et je m'en ré-excuse bien bas. Bohort est mon héros, je partage chaque atome de ses angoisses, je pense chaque mot de sa tirade...

 

 


Kaamelott Saison 2 Episode 55 : Les neiges éternelles - wideo
Auteur : Alexandre Astier Réalisé par : Alexandre Astier Avec :Alexandre Astier, Nicolas Gabion, Lionel Astier, Thomas Cousseau © Calt - Dies Iræ – Shortcom
 

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librairie-pâtisserie

Publié le par Za

des livres et des gâteaux !019

 

 

-Comment on connaît les métiers ?

- ?

- Les métiers qu'on voudra faire, comment on les connaît?

- Il y a les métiers des gens qu'on connaît...

[ Suit un quart d'heure d'énumération: docteur, ingénieur, coiffeur, routier, dessiner les maisons, maître-sse, facteur, berger, fermier, boulanger... ]

- Mais comment on fait pour choisir ?

- Il y a des gens pour t'aider. Papa, Maman, des gens dont c'est le travail... Mais la première chose à faire, c'est de se demander ce qu'on aime le plus. Qu'est-ce que tu  préfères, dans la vie ?

- Les livres et les gâteaux !!!

[ Fierté des parents, qui ont su transmettre les vraies valeurs à leur Petitou ! ]

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en avant rouge !

Publié le par Za

Le fait que j'ai retrouvé mon appareil photo adoré, absent pour maladie pendant des mois, n'est pas étranger à cet article, certes. Cependant, il est surtout destiné à ma chère Karen B., back home, en des lieux où les feuilles ne rougissent pas trop, où l'air ne fraîchit pas pareil. Pour elle un petit air d'automne, à la fois joyeux et nostalgique, un peu.

 

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Et puis comme les températures deviennent un chouïa frisquettes, j'ai volé au secours de mes oreilles !

 

photocabine-4

 

Bonnet Wurm, modèle Umschlagplatz, traduction française par ici.

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bon, j'avoue...

Publié le par Za

Pour Violette ,

Le désordre me coule naturellement des mains. Il me suit partout, à croire qu'il me précède.
Quel que soit le nom qu'on lui donne, il s'étend de lui-même autour de moi pour peu que je m'installe un moment. Je n'ai aucune prise sur lui, je n'ai pas l'impression d'en être responsable, il a sa vie propre.
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un recoin peu montrable, placard inouvrable, dressing interdit. Et je me crois obligée d'en avoir honte. Parfois.
Non, allez, je mens. Je ne le déteste pas, mon désordre. Je le trouve rassurant, confortable, chaleureux, rond, virevoltant, créatif, exaspérant, vivant. Aucune trahison en vue. Alors, oui, mes habits sont froissés, j'égare, je retrouve, j'entasse, j'émigre, je procrastine, je suis désordonnée. Ai-je d'ailleurs jamais eu l'intention de m'améliorer vraiment...
Que je sache, le désordre ne fait pas partie des péchés capitaux, et en ferait-il partie que cela ne changerait rien. Je n'ai jamais renoncé à la gourmandise, la colère, l'envie...

KIF_4839.JPG

photo volée sur mon lieu de travail...
"Range donc ton bureau" est un conseil que mes élèves n'ont jamais entendu,

et pour cause...

Terminons ce billet pour le moins impudique (et franchement anti-feng shui)
par un petit lexique désordonné...

bazar - en toutes lettres persanes

souk - plus à l'ouest mais pas trop

fouillis - jolie sonorité, rappelant le ravissant et cantalien lieu-dit Foufouilloux, que j'aime tant !

DSCF5208.JPG

fourbi

pagaille

bordel, foutoir - références gaillardes

capharnaüm - biblique, assez chic

panique - arrière-plan de peur, genre Karen B. ouvrant mon armoire...

merdier - désobligeant, pour le moins

oaï - typiquement marseillais, prononcer [waj]

cheni - pur helvétisme. Je crois qu'il faut traîner sur le e, ou bien ?

caillon - lorrain, pas sûre de l'orthographe

brin - Nordisme, "du brin ! " est une interjection qui, a priori, soulage...

dawa - "Dawa s'appuyant sur la notion de désordre gênant, il s'applique à compter du moment où il empêche une autre action de se dérouler normalement. C'est donc applicable à un bureau inabordable." - définition aimablement offerte par un lexicologue seine&marnais de mes amis

Cette collection est fatalement incomplète et ne pourrait que s'enrichir des contributions de chacun, comme un genre de wikibazar...

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Ibrahim Maalouf à Murat, Cantal

Publié le par Za

Ça commence par une petite ville accrochée à son morceau de volcan, comme une arapède auvergnate (le lien vers l'explication du mot est spécialement dédié aux lecteurs originaires du nord du 45ème parallèle nord). Des cailloux en forme de maisons, des maisons couleur de caillou, lovées amoureusement tout contre leur montagne, enrubannées de prés, de ruisseaux, au coeur d'un pays de vaches - certaines aux yeux cernés de khôl, à l'orientale, tout en raffinement, d'autres velues comme des wisigoths. Une petite ville aux ruelles exigeantes, sous des cieux incroyables, du bleu turquoise au gris anthracite, déclinant toutes les histoires de nuages possibles, et ce en un quart d'heure, s'il le faut.
 
 
L'hiver, c'est une autre histoire. Elle est toujours là, la petite ville, pelotonnée contre son rocher, qui la réchauffe comme il peut. Le gris vire au bleu transi, dans un carcan blanc, blanc, blanc. Je n'ai aucun goût pour la neige, uniforme, propre, froide, sépulcrale. Alors, de loin, depuis un lacet de la route, les toits qui fument un peu sont une oasis à l'envers; on espère un feu, un café brûlant, un sourire.
 
 
De la petite ville, je ne connais pas les saisons intermédiaires mais j'imagine l'arrivée du printemps, lorsqu'il lui prend l'envie d'entraîner sa montagne pour un petit tour de valse, balayant d'un revers de la main le peu de neige saupoudrant encore ses épaules.
 
 
Et Ibrahim Maalouf, dans tout ça ?
Eh bien, la petite ville, profitant de l'été radieux, s'est offert un concert de rêve !
 
 
 
 
À la nuit tombée, salle comble pour ce trompettiste géant de trente ans.
Presque deux heures qui passent en un souffle. D'abord vingt minutes d'improvisation. Je sais que c'est une composante essentielle du jazz, mais ça m'épate toujours. Puis Beyrouth, un morceau dont Ibrahim Maalouf raconte qu'il l'a composé en découvrant les cicatrices de la guerre, Led Zeppelin à fond dans le walkman: le choc. Pour moi aussi, qui n'avais encore jamais versé de larmes pendant un concert de jazz... Le reste est à l'avenant, virtuose de la trompette mais surtout de l'émotion, une force renversante, à réveiller les volcans les plus assoupis, jusque dans ces pianissimos presque inaudibles de fragilité (magistral Ya Ha La).
 
 
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J'en suis ressortie un peu à l'envers et, évidemment, je me suis perdue en rentrant, me retrouvant sans le vouloir au coeur de la petite ville, dans une rue déserte et silencieuse. Une rue courbe comme un bras, sur lequel on reposerait sa tête pour s'endormir. Contre un rocher doux, une montagne inespérée.
 

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impressions d'été

Publié le par Za

• gifle de chaleur plutôt impitoyable sitôt sortie de la voiture

• abricot parfait cueilli mûr sur l'arbre, les pieds dans l'herbe grillée

• début de glande infernale et dense

• tremper dans la piscine tout en regardant pousser les tomates, se concentrer sur ce passage fascinant du vert au rouge et retour au premier point - glande infernale et dense

 

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• des gradins de pierre encore chauds de la fournaise de l'après-midi, tranquillement investis par une foule amoureuse d'un héros généreux en chemise blanche

 

 
 
Admettons-le, la voix du ténor - mais du grand, du qui chavire - cette voix parle aux tripes, pas aux oreilles. Et c'est bien au-delà de la musique. Je m'incline bien bas devant ce don de l'instant. Un échange d'une grande intensité. Aucune modestie, un vague soupçon de vulgarité: on n'est pas ici dans le chic,on vise les tripes, pas le cerveau, en un mot, on s'encanaille. Une voix éclatante et l'afición. Il y a quelque chose de la corrida dans ces moments. Le public est d'avance conquis, mais gare au faux pas. Ce soir-là, il n'y en a pas eu. Oh non !
 

 

Publié dans in my heart

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