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2 articles avec delphine jacquot

un éléphant à New-York

Publié le par Za

un éléphant à New-York

Forcément, quand John découvrit un éléphant en sortant de chez lui, il fut étonné. un peu plus que ça même. un éléphant dans les rues de New-York, c'était impossible.

Un éléphant à New-York est un album immersif. Évidemment, il y a le grand format, les doubles pages majestueuses, la grosse bestiole tranquille, la ville surdimensionnée. Rien que le titre, Un éléphant à New-York, ça vous pose immédiatement un alboume dans le grand, l'imposant.
Le texte de Benoît Broyart, tout de phrases courtes et percutantes au début de l'histoire, se calque parfois sur le rythme pépère de l'éléphant en balade. Et quelle balade ! A mi-chemin entre rêve et réalité, dans un New-York sans cesse réinventé, on croise Marylin, Superman, des new-yorkais affairés, des joggers à Central Park, une curieuse parade sur le pont de Brooklyn.
L'illustration fait alors un pas de côté par rapport au texte. Ce décalage, parfois imperceptible fait accepter l'impossible : un éléphant envahissant le paysage new-yorkais ou s'y fondant l'air de rien.

un éléphant à New-York

Mais c'est aussi dans l'impalpable que ce livre fait mouche. Dans les regards si caractéristiques des personnages de Delphine Jacquot, les yeux comme cernés de khôl, les regards précis dont on suit la trajectoire jusqu'au bout, ou les paupières baissées de ceux qui sont perdus en eux-même. Il y a aussi les profils de miniatures indiennes qui, par contraste, rendent les visages de face si intenses.

un éléphant à New-York

On ressort de cette histoire d'ami imaginaire hors norme comme on s'éveille d'un rêve agréable, avec une sensation de douceur, d'apaisement.

Un éléphant à New-York
Benoît Boyart & Delphine Jacquot
Seuil Jeunesse
octobre 2015

logo challenge albums 2015

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l'oiseau arlequin

Publié le par Za

Le troglodyte mignon...

Ce nom d'oiseau m'a toujours émue, et pourtant, c'est que dalle, un troglodyte mignon ! Quelque chose comme 10 grammes de plumes brunes, discret, mais quel nom... Voici donc l'origine de ce petit oiseau, un conte birman, mis en mots par Pascale Maret et illustré par Delphine Jacquot.

 

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Au début du monde était le Lion. Et le Dragon-Serpent. Ils se partageaient la Terre et la Mer. Et s'ignoraient, ce qui, comme chacun sait, est la condition inconditionnelle à la paix. Ceci dit, le Lion régnait visiblement avec plus de gentillesse que le Dragon-Serpent, qui n'avait pas l'air commode pour deux sous. Pour se rafraîchir, un jour de grande chaleur, le lion commet l'irréparable : il se baigne. Horreur !

 

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L'oiseau arlequin est un de ces contes de début du monde où les animaux parlent et sauvent le monde bien mieux que Bruce Willis, si vous voulez mon avis ! De ces contes où la modestie, la noblesse, l'ingéniosité, la solidarité font bien plus que tous les muscles de la Terre !

 

Les illustrations de Delphine Jacquot, images arrêtées sur des yeux écarquillés et doux, cernés de khôl, donnent à cette histoire une élégance incroyable. Chaque animal arbore un turban, un  tarbouche, enfin un mini bibi très classieux et qui change tout. Les couleurs sont magnifiques, savante gamme de verts, rouges profonds... Les portraits d'oiseaux, comme prêts pour une course saugrenue digne d'Alice au pays des merveilles, sont extraordinaires !

 

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Ces bestioles, posant pour l'illustratrice sous leur meilleur jour, m'ont rappelé les oiseaux fabuleux d'Audubon, présentés grandeur nature dans un livre immense, aussi démesuré que l'était l'entreprise...

 

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L'oiseau arlequin est un de ces beaux livres d'images où il fait bon s'atttarder, flâner, s'émerveiller...

 

L'oiseau arlequin

Pascale Maret & Delphine Jacquot

éd. Thierry Magnier

2011

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