Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

une bible

Publié le par Za

une bible

Evidemment que je ne l'ai pas lu ! 385 grandes pages, 3 bons kilos. Vous pensez bien que ce n'est pas le genre d'objet auquel on s'attelle un soir en annonçant : "bon allez, je m'y mets !" Mais si j'attends de l'avoir terminé, vous aurez une longue chronique dans quelques années... Alors je vais le chroniquer comme je vais le lire, à petite dose, et dans le désordre, forcément.

J'étais curieuse de savoir comment Philippe Lechermeier et Rébecca Dautremer avaient traité la Nativité. La créature de la couverture, entité mécanique aux plumes indiennes rencontre la jeune Marie. Il n'est pas un ange mais un homme oiseau.

une bible

Et c'est une belle histoire qui court de l'humble étable aux palais somptueux des Mages, dans une langue fluide et évidente. L'homme oiseau accompagne les protagoniste, les pousse les uns vers les autres.

Quand il fut bien loin, tellement loin qu'aucun homme, même en grimpant au sommet de la montagne la plus élevée, même en ouvrant les yeux très grands, n'aurait pu porter son regard jusque-là, il sut qu'il était arrivé.
Par une fenêtre, il pénétra dans une somptueuse demeure.
C'est la que vivait Melchior, le grand magicien persan.

Les images de Rébecca Dautremer se parent alors d'une sobriété émouvante. L'enfant dort dans les bras de Joseph qui le regarde, il est blotti dans le cou de sa mère, il sommeille, la tête penchée. Autant de polaroïds, de moments silencieux qui contrastent avec l'arrivée en fanfare des trois Mages, toutes couleurs dehors, la large tête d'un éléphant peint renvoyant aux profils modestes de l'âne et du boeuf. Tout cela est époustouflant.
Et ce n'est qu'un début...

une bible
Philippe Lechermeier & Rébecca Dautremer
Gautier Languereau, 2014

Gianni De Conno

Publié le par Za

Gianni De Conno

Ah, le recueil de contes...
S’ils charrient leur pesant de sexisme, de morale archaïque, les contes traditionnels n’en sont pas moins fondateurs d’une culture, au même titre que les histoires de la Bible. S’en contenter serait idiot, s'en priver serait ballot. La pléthore de contes détournés, triturés, invoqués, rend le retour à la source assez incontournable, si l’on ne veut pas se priver d’un pan considérable de la littérature voire de l’art en général, si l'on ne veut pas se priver non plus d'un réel plaisir de lecture.
Le choix d’un recueil de contes est une tâche difficile – mais délicieuse, je l’avoue.
Dimanche matin, je suis tombée sur celui, ô joie, ô délices ! Pour être honnête, j'ai sauté dessus à la seule vue du nom de l'illustrateur, Montjoie, Saint-Denis !

Gianni De Conno

C'est une invitation au voyage qui ouvre ce recueil, un voyage lent et silencieux, qui coule vers une terre qui n'a l'air de rien mais dont on sait pertinemment qu'elle  va charier son lot de fureur et d'effroi, d'ogres et d'enfants perdus, de marâtres cruelles...
Gianni De Conno instille l'étrangeté par petites goulées, par une juxtaposition d'incongruités, comme ces disproportions glaçantes...

Gianni De Conno

Chaque conte est illustré d'une image, deux, rarement plus, quelques cabochons, si peu pour installer une ambiance, et pourtant... Le travail de Gianni De Conno, pour spectacualire de maîtrise qu'il est, s'inscrit dans une région discrète et peu explorée, dans les moments suspendus de l'histoire, dans le silence d'un instant de sidération...

Gianni De Conno
Gianni De Conno

... dans l'attente d'une bête à l'affût...

Gianni De Conno

Tout concourt à faire de ce recueil un livre à la fois classique et étrange,
                                                                                                                 presque vénéneux,
                                                                                                                      un indispensable.

Gianni De Conno

Les contes de mon enfance
Perrault, Grimm, Andersen
illustré par Gianni De Conno
Milan, 2007

et il y eut Montreuil...

Publié le par Za

Il y eut des gens, beaucoup de gens, ceux qu'on voulait voir, embrasser, et c'était joyeux, réconfortant même, ceux qu'on a loupés, pff, et puis point trop de dédicaces cette année parce que les queues sans fin ça va bien, mais quand même un Champignon Bonaparte, ça ne se refuse pas, un Poupoupidours non plus...

un stand signé Serge Bloch...

un stand signé Serge Bloch...

et il y eut Montreuil...

...un jardin (extra)ordinaire partagé de presque bonne heure le matin, et puis encore du monde, des découvertes mais pas trop finalement, une louve superbe et discrète, un jeu de cartes incroyable, des images des vraies dans une maison en carton, un troll, un petit troll du bout des doigts, la grande classe d'une illustratrice dont je vous reparle très bientôt...

... et puis Philippe Corentin...
... et puis Philippe Corentin...

... et puis Philippe Corentin...

... l'émotion de rencontrer cette chère Matilda, "en vrai" !

... l'émotion de rencontrer cette chère Matilda, "en vrai" !

... et surtout l'envie évidente de repartir sur d'autres bases,
d'autres envies,
pour de remplir autrement le Cabas !

et il y eut Montreuil...

Soleil d'hiver

Publié le par Za

Aujourd'hui, je dessine une lune sur la buée du carreau.

Soleil d'hiver
Soleil d'hiver

Si cette image ne vous émeut pas, je rends mon tablier.

Un poème de Jorge Lujan, traduit par Carl Norac, une merveille de délicatesse.
Un enfant attend le retour de sa mère, dans cet espace de vague angoisse et d'aventure où tout est possible, même pour cinq minutes. La mère apparait dans le croissant de lune, tout va bien, la nuit peut tomber vraiment.
Illustrer ce poème demandait de la légèreté et infiniment de modestie. Il fallait Mandana Sadat.

Elle traduit si naturellement l'énergie des enjambées de la mère qui rentre à la maison, puis la douceur, la rondeur des bras et de la lune. J'imagine sans peine le moment de lecture que sera cet album auprès de minuscules lecteurs blottis...


Soleil d'hiver
Jorge Lujan & Mandana Sadat
traduction de Carl Norac
Didier Jeunesse, 2005

Pat Hutchins

Publié le par Za

Pat Hutchins
Pat Hutchins

Attention, voici venir deux réjouissances vintage, cuvée 71 et 72 !

Gare au renard (Rosie's walk) suit la promenade de la poule, très cool, pistée de près par le renard roublard... Simple, clair, précis et franchement désopilant. Car le rusé renard va s'en prendre plein le museau, dans une surenchère de maladresse et de malchance pendant que Rosie, imperturbable, indifférente, marche, marche... Le texte ignore lui aussi superbement le renard, ajoutant au comique de la situation. Mais que cet album est drôle, mais que cet album est beau !

Se prendre un rateau...

Se prendre un rateau...

Les couleurs très seventies en jettent, le graphisme reste résolument moderne. Pat Hutchins travaillait au stylo et à l'encre dans un style ici très voisin de la gravure, de l'art naïf proche du folklore de l'Est.

Pat Hutchins

Bonne nuit hibou joue également de la répétition pour raconter l'histoire d'une exaspération annoncée. Pauvre hibou qui voudrait bien dormir au creux de son arbre, si ce n'est qu'il fait jour et que les autres oiseaux, eux, ne dorment pas. Sans parler de l'écureuil. Et ça grignote, ça piaille, ça pépie, impossible de fermer l'oeil. Tout commence par un magnifique arbre, immuable, où va s'accumuler une joyeuse - et bruyante - cohorte de volatiles. Chaque double page voit arriver une nouvelle espèce d'oiseau jusqu'à la chute, la vengeance du hibou...

(page de titre de l'édition originale)
(page de titre de l'édition originale)

(page de titre de l'édition originale)

Deux albums à partager avec les plus jeunes et à relire souvent !

Pat Hutchins

Gare au renard
Rosie's walk, 1971
traduit de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014

Bonne nuit hibou
Good-Night, Owl !, 1972
tradiot de l'anglais par Alice Seelow
Circonflexe, 2014


 

Marie et les choses de la vie

Publié le par Za

Marie et les choses de la vie
Marie et les choses de la vie

La gourmande Marie vit à l'ombre d'un cerisier, toute à sa complicité avec sa grand-mère adorée. L'arbre est accueillant et la vie est belle. Jusqu'au jour où les rôles s'inversent, et où Marie doit tout mettre en oeuvre pour ramener celle qui n'est plus tout à fait là et qui est devenue lente, si lente...

Marie et les choses de la vie

Des histoires de grands-parents fragiles, lorsque les rôles s'inversent, il y en a. Il commencerait même à y en avoir beaucoup. Mais celle-ci est différente. Elle est d'abord d'une grande délicatesse qui ne cède jamais à la facilité de la tristessse. Le texte de Tine Mortier en dit juste assez pour comprendre, sans alourdir.
Marie savait exactement ce que disait Mamie. Elle le lisait dans ses yeux et cueillait les lettres de sa bouche. Avec précaution. Car Mamie était devenue lente. Vraiment très lente.
Et puis les images de Kaatje Vermeire. De grandes doubles pages, somptueuses. Collages, dessin, tampons, textures, transparences...

Marie et les choses de la vie

Et lorsque Marie veut renouer le fil, l'image renvoie la maladie au second plan pour se concentrer sur la vie, la gourmandises, la couleur et ces petites choses étranges et décalées que la petite fille manie avec art. Soyons honnêtes, le sujet de cet album ne m'aurait pas emballée s'il n'avait revêtu les magnifiques illustrations de Kaatje Vermeire. Ses images affrontent le texte sans le détourner ni l'éluder. Mais malgré tout, elles le tiennent à distance et Kaatje Vermeire sait comme personne adoucir les choses de la vie.

Marie et les choses de la vie

Marie et les choses de la vie
Tine Mortier & Kaatje Vermeire
traduit du flamand par Josiane Bardon

(Mare en de dingen, 2010)
Le Sorbier, 2011

le chevalier de Ventre-à-terre

Publié le par Za

Oyez, oyez !

le chevalier de Ventre-à-terre

Après le lapin, le chat, les autruches, le champignon, le singe, l'édredon même...

le chevalier de Ventre-à-terre

... Gilles Bachelet s'attaque aujourd'hui à l'escargot, proie peu farouche s'il en est. Cèderait-il à la facilité ? Que nenni ! Car cet escargot-là est des plus rétifs. En effet, il porte armure et lance, arbore un oriflamme. Qui s'y frotte, s'y englue ! Force est d'admettre que ce chevalier est un fier animal, vif, noble, fougueux, racé, portant haut le haume, ne ménageant pas ses efforts. Et même si la journée traine un brin en longueur, il est tout de même passionnant de suivre le sire de Ventre-à-terre en route vers le champ de bataille. Enfin, de bataille... Vers le champ, dirons-nous.

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

Vous l'aurez compris, la désopilance de cet album tient au décalage franc et massif entre le texte et l'image.
Au premier chant du coq, le chevalier de Ventre-à-terre ouvre un oeil et s'exclame: "Pas une minute à perdre ! Pas une minute à perdre !" C'est la guerre. L'armée du chevalier de Corne-Molle, son ennemi juré, a envahi son carré de fraisiers. L'affaire ne peut se régler que par une bataille sanglante et sans merci.
Non mais.
Cependant, c'est sans compter avec le saint patron de notre héros, Saint-Procrastin, dont on peut admirer la représentation sur cette image - où l'on découvre, par la même occasion que les temps ont beau changer, le gastéropode renvoie néanmoins l'homme à ses propres failles. Si, si, je vous jure.

le chevalier de Ventre-à-terre

Non, sérieusement - ça va être coton, mais je tente... Chaque page, chaque illustrations est l'occasion de moult éclats de rire, le calendrier des pompiers dans un coin de la cuisine, la lunch box Hello Kitty, l'ombre de Don Quichotte, l'hommage à Tomi Ungerer et à d'autres illustrateurs respectables, sans parler de purs moments de bravoures, ce champ de bataille qui ne manquera pas de faire frémir les plus sensibles d'entre vous. 
Car avant de vous engager dans cette lecture, soyez conscient du chemin à parcourir, sachez que les images de Gilles Bachelet s'explorent. Elles nécessitent des aller-retours, des lectures approfondies. Oui, elles se méritent. On ne rigole pas avec la rigolade. C'est comme ça. Et c'est un tel plaisir de dénicher les références, les incongruités, les hommages, les clins d'oeil... Tous témoignent de la malice de Monsieur Bachelet. Voilà, c'est ça ! Le chevalier de Ventre-à-terre est un album malicieux.
Mais je réalise que j'en deviens intarrissable.
Je concluerai donc enfin par cet envoi bien senti :

Vous qui suivez fidèlement la page FB de Gilles Bachelet,
lisez ce livre !
Si les prénoms délicieux de Kevin et Humphey vous font pouffer de rire,
lisez ce livre !
Et si ces deux recommandations vous laissent froids,
lisez ce livre quand même, par Saint-Procrastin !
Et prêtez allégeance à messire Bachelet sur le champ,
tas de manants que vous êtes !

Et je veux un papier peint Pomelo moi aussi !

Le chevalier de Ventre-à-terre
Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
novembre 2014

le chevalier de Ventre-à-terre

Un dernier mot, je tenais à remercier Gilles Bachelet pour l'hommage discret rendu à un gastéropode aujourd'hui presque tombé dans l'oubli, mais dont certains entretiennent le souvenir vif et ému...

le chevalier de Ventre-à-terre

Zita, la fille de l'espace #3

Publié le par Za

Zita, la fille de l'espace #3

Ici Za, qui vous parle en direct du fond de l'armoire... Je me suis réfugiée dans ce recoin obscur afin de pouvoir vous parler du troisième tome de Zita, la fille de l'espace. Les effluves que vous percevez n'ont rien à voir avec les gaz d'échappement d'un quelconque vaisseau spatial. C'est de la naphtaline.
Je n'ai que peu de temps pour vous dire tout le bien que je pense de ce roman graphique. En effet, une horde d'enfant - sans s, il n'y a n'a qu'un - rôde, à la recherche du précieux objet.
- T'es oùùùù ?

Voici donc le troisième tome qui clôt les aventures de Zita, petit bout de fille sans super pouvoirs particuliers, si ce n'est un courage et une loyauté envers ses amis franchement hors du commun. Et une bonne dose d'inconscience aussi, il faut le dire. Mais c'est une héroïne et les héroïnes, c'est comme ça.
- T'es là ?
- Non !

Zita, la fille de l'espace #3

Au début de cette histoire, Zita est envoyée dans un cul de basse fosse par le maître des oubliettes, un affreux de la pire espèce qui, avouons-le, ne semble pas savoir à qui il s'attaque. Car Zita est une dure à cuire.
Pourquoi Fiston 1er est-il devenu fan de Zita, pourquoi a-t-il si facilement contaminé son entourage ?
- Allez, c'est pas que pour moi !
- T'avais qu'à pas le lui promettre ! J'ai une chronique sur le feu, moi !

Zita, la fille de l'espace #3

Zita se lit facilement, dans tous les sens du terme : images et texte. L'essentiel, dans une économie de moyens tout sauf réductrice. Le dessin de Ben Hatke est efficace et même si je ne raffole pas de la mise en couleurs. Son sens du mouvement embarque tout : ça saute, ça court, ça virevolte dans tous les sens ! Et même si l'omniprésence d'onomatopées parfois redondantes m'a un peu gênée, ce troisième et dernier tome clôt la série en forme de feu d'artifice.
- Clang ! Grrrr... CHOOM !
- Ne te fatigue pas, je n'ai pas peur !

Zita, la fille de l'espace #3

Ce serait donc la fin des aventures de Zita - je ne veux pas y croire, Fiston 1er  balaie même cette idée d'un revers de la main dédaigneux. Mais s'il faut en finir, autant que ce soit dans une explosion de créatures nouvelles, squelette déjanté - et désossé, tas de chiffons doté de la parole et d'un sens de l'humour assez particulier, robots, affreux, bestioles, tout un bestiaire interstellaire franchement réjouissant.
- Je peux, ça y est ?
- Ouais, tiens ! Tu n'auras qu'à le ranger avec les deux autres, dans TA bibliothèque !
Et merci qui ?
Voilà. Zita s'en est allée vers de nouvelles aventures, de nouveaux rayonages... Mais jusqu'à quand ?

Zita, la fille de l'espace #3

Zita, la fille de l'espace
tome 3
Ben Hatke
Rue de Sèvres
septembre 2014

 

les trois dragons

Publié le par Za

Il était une fois trois jeunes frères dragons des mers, nés sous la lumière des phares les plus puissants du monde.

les trois dragons

Trois dragons vivent au fond de la mer. Ils sont frères. Deux sont sont pétris de défauts, pas le troisième. Mais ils partagent le même coupable penchant pour l'éclat des pierres précieuses. C'est cette avidité qui les pousse à faire appel à une redoutable magicienne, reine des ténèbres marines...

les trois dragons

En quelques albums, Lucie Vandevelde a installé un univers particulier, dessiné-collé-coloré. Elle nous offre aujourd'hui un conte merveilleux dont elle a également signé le texte. Un texte qui s'installe en haut de doubles pages verticales, dans un mouvement toujours ascendant, du bas de l'image vers l'histoire calée au-dessus.
"De Malo à Dunkerque, entre le Minck et la grand-plage, des airs carnavalesques trottinant dans la tête..." Le début de la dédicace en exergue en dit long sur l'imaginaire ici aux manettes.

les trois dragons

Des bleus à n'en plus finir, parasités d'étoiles, de confettis, de sourires et de lumière, c'est un vrai carnaval sous-marin, toujours mouvant, toujours éblouissant, qui se déploie autour des trois dragons. Un vai bonheur !
Pour accompagner cette lecture et s'approprier les images de Lucie Vandevelde, un carnet d'artiste, Au pays des dragons, est publié en même temps que cet album. Colorier mais pas seulement, il est question de dessiner, d'écrire, d'imaginer, d'inventer aussi. A vos crayons !

les trois dragons

Les trois dragons
Au pays des dragons (carnet d'artiste)
Lucie Vandevelde
Editions Les Minot
s
août 2014

 

bonne journée

Publié le par Za

C'est vraiment une bonne journée que celle qui commence ainsi...

bonne journée

Olivier Tallec avait déjà montré çà et là que le dessin d'humour n'avait aucun secret pour lui. Voici largement de quoi l'installer dans un genre pas si prisé en France, mais élevé au rang des beaux-arts par l'américain Gary Larson. Un seul dessin, fort peu de texte, quelques mots ou rien même.

bonne journée

L'absurde affleure, le moment n'a l'air de rien, le décalage fait la différence. Et la tendresse aussi. Des enfants sérieux - comme peut être sérieux un enfant qui joue, quelques pages préhistoriques, des super héros, et des animaux qui parlent. Beaucoup d'animaux qui parlent...

(Celui-là m'a fait mourir de rire.)

(Celui-là m'a fait mourir de rire.)

Un grand beau livre, tendre et désopilant, pour les grands qui ne connaîtraient pas encore Olivier Tallec. Parce que les petits, eux...

Olivier Tallec
Bonne journée
Rue de Sèvres
octobre 2014

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>